Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 20:55

Peut être avez vous lu ma précédente note? "Funambule". je dois vous avouer que je porte ce texte dans mon coeur car des amis que j'aime beaucoup m'ont aidé à le structurer, à le mettre en forme, à le peaufiner. (Thomas, Laura, merci encore pour votre aide.)

Et voici qu'un autre être qui m'est cher ajoute sa touche. Mon oncle Marc est venu avec son épouse depuis Clil, un petit village d'Israël, jusqu'à Lyon. En terre sainte, on parle hébreu et aussi très bien anglais. De plus Marc est un poète. Après que je lui fasse découvrir ce texte il s'est proposé de le traduire. So here it is!

Merci du fond du coeur Marc.

English readers, I hope you enjoy these words about slacklining, translated by my uncle Marc.

_______________________________________________________________________________________

60m de highline à l'Aulp Du Seuil, Vercors. Photo de Claire Round's Photography (à retrouver sur facebook)

60m de highline à l'Aulp Du Seuil, Vercors. Photo de Claire Round's Photography (à retrouver sur facebook)

Tightrope walking is funambule in French- Funis, the wire, ambular, to wander, walk without purpose. The starting point and the end point will only make sense after the line is anchored- for then a path will emerge, a bridge will appear. no matter whether it’s on cable, line or nylon webbing.

I have been reflecting on the theory of this ‘crossing’. I thought of myself as an object submitting itself to the universal law of attraction, but only partly. For there is also an opposite force. An opposite force which cancels itself , and thus preserves me from the perilous fall. I can visualize my centre of gravity and project it as if onto a flat surface that supports me. I draw imaginary arrows of energy vectors. This bridges the gap separating me from my next journey- for only the act and the doing are significant.

In my training in slacklining I have learned the movements and the pauses, the tensions and the twists that, metre by metre, lead me to the other side. I walk without the traditional crossbar, and as I walk I must move my arms and legs freely but with discipline in order to distribute and balance my weight. Correspondingly, the swaying and rolling of the line is the mirror not only of my movements, but also of my emotions. It reawakes my breathing, and all tightness in me is annulled.

I experience myself as a living organism, that is continually evolving. Every beat of my heart, every breath and every thought construct a new reality. Each step forward is different from the previous one and casts doubt on the next .

When the line is at normal human level it’s like a trial run. But at great heights, gazing down at the abyss the spirit is seriously confounded, and gradually adjusts. Does fear completely disappear? Only the birds can conquer the immensities of the vertical. The heights reveal in all us earthly creatures the instinct to survive, deeply anchored in our DNA. The tightrope-walker is an exception for he chooses to embrace the fear and walk in its company.

So the phobia of the abyss is lessened. Yet emotions overwhelm me on many occasions. The fear of failure, the hope of success, or a sudden realization of what I am trying to accomplish, dislocate my concentration. If my reflexes allow me to stay upright, I must still come back to listen to my body, information system that leads me and bears me as many times as it takes to conquer this line.

Balance is silence upon which no support is possible

The tightrope walker proceeds playing with imbalances, ever closer to the middle way, never able to reach it.

_________________________________________________________

translation: Marc Radzyner January 2015

Published by Le Rem's
commenter cet article
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 18:37

Funambule. Funis le fil. Ambulare, se promener, marcher sans but. Le point de départ et celui d'arrivée ne prennent sens que quand la ligne est installée et n'acquierent de valeur que lorsque l'on tente de les relier. Peu importe que l'on marche sur un câble, une corde ou une sangle.

J'ai réfléchi à la théorie de cette traversée. Je me suis considéré comme objet soumis d'une part aux lois universelles de l'attraction, et d'autre part au jeu des forces contraires; celles qui en s'annulant me préservent de la chute. Je peux me représenter mon centre de gravité, le projeter sur la surface plane qui me soutient, et dessiner les flèches imaginaires, vecteurs d'énergies. Ces pensées n'ont pour but que de combler le vide qui me sépare de mon prochain voyage, car seule compte la pratique.

Mon entraînement m'a enseigné les mouvements et l'inertie, les tensions et les contorsions qui me mèneront de l'autre côté, mètre par mètre. Il y a le mouvement de mes bras et de mes jambes qui répartissent les masses, tandis que les ondulations du fil sont le miroir de ma gestuelle, de mes émotions. Mon souffle veille: rien ne se fige.

En tant qu'organisme vivant, je suis en évolution permanente. Chacun des battements de mon coeur, chacune de mes respirations, de mes pensées construisent un état nouveau. Chaque pas en avant est différent du précédent et met en question le suivant.

Le fil à hauteur d'homme n'est qu'un galop d'essai. Surplombant l'abîme, l'esprit, d'abord confondu, s'accoutume. La peur disparaît-elle totalement?. Seuls  les oiseaux maîtrisent la démesure des verticales. Les hauteurs réveillent chez tous les animaux terrestres l'instinct de survie, profondément ancrées dans notre ADN. Le funambule ne fait exception que parce qu'il choisit d'embrasser cette peur, de s'y habituer, d'avancer en sa compagnie.

La phobie du vide s'atténue. Pourtant les émotions me submergent en de nombreuses occasions. La crainte de l'échec, l'espoir de la réussite, une prise de conscience soudaine de ce que je suis en train d'accomplir, disloquent ma concentration. Si mes réflexes me permettent de rester debout, il faudra encore revenir à l'écoute de mon corps, d'un système d'informations qui me porte et ce, autant de fois qu'il le faudra pour conquérir cette ligne.

L'Équilibre est un silence sur lequel aucun appui n'est possible.

Le funambule avance en jouant avec les déséquilibres, toujours plus proche de la voie médiane, sans jamais pouvoir s'y reposer.

Ce texte a été imprimé et exposé à l'exposition Des-Equilibres à la Fête de la Science. Merci à Alex Lena de l'Université Claude Bernard Lyon 1, merci également à Thomas et Laura pour leur aide.

Published by Le Rem's - dans Slackline
commenter cet article
17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 18:24

(pour votre confort de lecture, n'hésitez pas à agrandir le texte en utilisant la commande "Ctrl" + "roulette de la sourie" pour windows et "Cmd" + "+" sur mac)

Grosse période de vide sur ce blog. 1 an et 115 jours. Pourtant l'écriture est restée présente en permanence dans mon esprit. Les mots se sont accumulés sur le papier, dans mon ordinateur et dans mon dictaphone, comme autant de bouteilles de vin dans une cave. Tout ceci ne demandait qu'à se déverser sur l'internet, mais le langage est bien capricieux et je m'en voudrais de vous livrer des mots sauvages, imprévisibles, qui vous sauteraient à la figure.

Trève de réflexions réfléchissantes qui risqueraient de m'éblouir moi même et de vous lasser immédiatement, vous renvoyant à des vidéos de chats, de boobs ou des deux1. Tout ce dont je veux vous parler ici, c'est de la vie en barre (rocheuse de préférence), de l'expérience condensée (mais pas forcément sucrée), du vécu lyophilisé.

Suivre Pieds-Mains-Tête vous donne droit à des récits de sorties pleines natures qui collent la banane, à apprendre l'existence d'un bouquin intéressant que je vous donnerait peut être envie de lire, à mes conseils de vadrouilleur bons et moins bons d'ailleurs, à vous de faire le tri. On parlera probablement technique, entraînement; comment partir bon pieds, mains agiles et esprit à pourfendre du doute en granit. J'essaierai d'y mettre une jolie forme, ce qui risque rendre le message un peu flou car j'aime écrire pour ne rien dire... Mais comme j'aime aussi être lu, je vais faire des efforts pour caser deux ou trois trucs intéressants.

Maintenant parlons de changement de style de vie, de suivre les indices pour aller au bon endroit au bon moment, et enfin, de ce qui (nécessairement) pimente ce genre d'expérience.


SACRILEGE: J'AI ACHETÉ UN ENGIN A MOTEUR

Et oui, moi qui passe mon temps à me déplacer partout à pieds zé mains, grace au vent, à la gravité, dans des endroits incongrus. Moi qui dédaigne le wakeboard, le jetski, le quad et la motocross, ces sports bruyants où la pétromécanique se substitue à la force brute du rider. Oui, moi, j'ai acheté une machine qui fonctionne par embrasement de pétrole raffiné. Mais pas n'importe quelle machine car derrière le moteur il y a un volant et trois place et que derrière ces trois places il y a une charmante petite maisonnée qui me suis partout.

15092013-IMG 1496

Deux ans que j'avais rangé ce projet dans un coin de ma tête. Depuis le début de mes études dans les sports de pleine nature: "Bientôt j'aurais un fourgon aménagé et je passerais un maximum de temps dans la nature." Et bien cette maison sur roue est arrivée comme une providence. J'ai cherché une demi heure sur internet et la première annonce intéressante était à proximité, dans mon budget et honnête! Une Excalibur qui m'attendait dans le rocher je vous dit! Alors je suis allé la voir avec mon ami et maître Jedi Robin. Je le remercie beaucoup de m'avoir mis en confiance pour l'achat de ce Trafic. Je cite.

"Renault, tous les jours un bruit nouveau."

Ou encore "Qui part en Renault revient en vélo."

On a rigolé et au final ça m'a bien rassuré que son regard évaluateur soit présent pour l'achat de mon premier véhicule. Ca fait 4 mois que je l'ai et il m'a déjà rendu de fiers services. Un trip de trois semaines en Corse, un séjour vers la Sainte Victoire puis à la falaise de Châteauvert. Et c'est grâce à cette grosse dose de liberté que ma saison hivernale prend une tournure des plus intéressantes... mais nous y reviendrons.

 

23092013-IMG 1520

C'est euphorisant d'avoir un véhicule-maison. Une fois les contraintes financières calculées et planifiées on peut partir où on veut, quand on veut. Je me rappelle ce moment où je restais à Lyon pour retaper l'intérieur, pimp my interior. Un mois entier sans bouger de chez mes parents, un choix qui m'a pesé un peu, car je m'étais interdit de partir avant d'avoir fini les travaux. Durant cette période je l'ai sorti une seule fois. Un petit trajet jusqu'au parc. Le simple fait de tenir le volant avec le matos de slackline à l'arrière: sourire et regain d'énergie pour finir le boulot!


SUIVRE LES SIGNES DISAIT PAOLO, paragraphe pour galériens de la recherche d'emploi

L'Alchimiste n'est pas un bouquin qui m'a transporté, mais je l'ai lu jusqu'au bout. Je me souviens néanmoins de ce qu'écrivait Paolo Cuehlo sur "les signes". Je n'ai pas le livre pour citer, mais grosso modo, en mode Paolo Coelho, ça donnait ça: "Soit attentif aux signes, ils te guideront sur le chemin de ta vie blabla..."

Voici comment ça s'est passé en pratique pour moi...

J'ai cette habitude de vouloir changer mes habitudes très souvent. Après deux saisons fort plaisantes aux Karellis, j'aspirais à plus d'espace, plus de rencontres! J'ai commencé par cherché du boulot en tant que skiman, pour me rapprocher du ski, essayer plein de paires différentes, progresser et en faire un métier. On m'a claqué la porte au nez. Pas d'expérience, pas de taf. Le forum des saisonniers d'Albertville a été déprimant au possible (contrairement à l'année passée ou j'ai eu un job en deux entretiens). Pas grave me dis je, retour vers le boulot d'animateur, mon CV est basé là dessus.

Alors que le cafard de la recherche infructueuse me saisissait, se présente à moi un poste de responsable d'animation. Quelqu'un voulait me confier des responsabilités sur la base de dix minutes de discussions au téléphone! Et il insistait avec ça! chose que le cafard en moi jugeait impossible. Ca m'a foutu un de ces coups de fouet! Je suis passé du mode vieux cafard écrasé à celui de jeune marmotte fougueuse, j'ai paufiné un programme d'animation pendant des jours et... je n'ai pas eu le job. La faute à pas-de-bol, un ancien a rappelé au dernier moment pour me piquer la place.

Qu'à cela ne tienne, j'ai gardé les bons effets du coup de fouet et j'ai affiné ma stratégie: je partirais grimper et highliner avec mes amis et ferais confiance en ma bonne étoile pour plus tard. Ah! et puis quitte à ne pas être animateur, autant retourner explorer la possibilité du ski mais par un autre bout. Destination Aix-En-Provence pour une highline bien venteuse en compagnie d'amis slacklineurs bien mutants! Je me renseigne sur les stages de préparation à l'ambitieux diplôme d'état de ski alpin en buvant mon chocolat chaud au bistrot de Correns, commune voisine de Châteauvert, près de la falaise du Val Sourne (magnifique, merci Fred pour le plan!) et là, entre deux voies et un thé bien chaud BIM! Un signe!

22112013-IMG 1619

Coup de fil à un organisme de formation. Présentations: j'ai réappris à skier l'année dernière après de longues années de snowboard. J'ai la niaque pour préparer le DE de ski ou bien si c'est vraiment chaud le pisteur-secouriste. Je veux faire un stage pour m'évaluer et si ça le fait, partir sur une formation complète en faisant péter les économies. Le mec me propose un stage dès la semaine prochaine, il me prête une paire de ski, et il a peut être un plan pour un taf sur la station.

Inspiration. 

La station dont je parle c'est Tignes. Le mec dont je parle c'est Christophe Dejouy du CISM (Centre International de Sport de Montagne). Et le taf dont il a parlé... et bien aujourd'hui je suis engagé, et c'est skiman (et vendeur... mais aussi skiman! Vous avez suivi? Le truc que je cherchais au début mais où je m'étais résigné) 

Je n'aurais pu avaler d'une traite les kilomètress entre Avignon et Tignes sur un coup de feeling si je n'avais pas eu ma roulotte à moteur. Et là bas j'ai habité une semaine dedans, pas into the wild mais un peu into the cold. Comprenez que mon petit frigo ne fut pas très utile...


MOINS 26 DEGRES CELCIUS

Première chose à savoir à Tignes, il est interdit de dormir en camping-car ou assimilé durant toute la durée de la saison d'hiver. Selon les endroits, la police dispose de lunettes thermiques, impossible donc de jouer au mort s'ils tapent sur la porte du camion. Je me suis renseigné auprès de la police municipale, ils ont voulu me parler des raisons. J'ai arrêté poliment mais fermement la conversation. Je sais d'expérience qu'il n'y a que peu de dialogue possible entre un représentant de la loi et un aventurier en soif de liberté.

Interdiction de dormir dans mon van donc, mais pas avant le 11 décembre. Avant cette date Tignes est un havre de gratuité! En comparaison à l'espace hautement touristique et mercantile qu'elle devient par la suite. Je me suis donc offert ma première hivernale avec deux nuits  autour de -25°C.

27112013-IMG 1637-2

            1) Les avantages du camion en hiver 

- Avec la barbe de trois jours et le teint hâlé, rien de tel que d'habiter un camion pour assoir son image d'aventurier baroudeur. Je dirait même plus, à condition d'être propre et de "bien présenter", c'est une preuve de motivation pour d'éventuels employeurs.

-L'humidité se dépose et gèle sur les vitres de ton véhicule. Tu peux dormir au sec, pas besoin d'aérer. Peut être un peu quand même, surtout si vous êtes deux avec un chien et une plante verte.

- Tu es engourdi le matin et tu renverses le verre d'eau et la casserole que tu avais laissé traîner la veille? Pas de problème! Rien ne se renverse, tout a gelé.

- Dans le même registre, découvrez de délicieuses spécialités comme le beurre d'huile d'olive, le sorbet banane

- Tes repères dans l'échelle du froid vont changer. Tes amis trouvent que ça caille sévère? Grâce à ton expérience hivernal, tu leur réponds calmement: "Effectivement, le fond le l'air est frais." 

- Quand tu coupes les oignons ça pique pas les yeux! Mais attention, quand tu les cuits, ouvre bien les fenêtres...

            2) Un bref guide du petit glaçon en camion

Cette expérience a remis en question une partie de ce que je savais  sur le froid. Première chose: toute source de chaleur est précieuse!

 - Ne jete plus l'eau des pâtes, récupére la dans un thermos. Elle fera un bon bouillon (pensez kubor), ou au moins, elle restera liquide pendant 2 ou 3 jours en prévision pour la prochaine platrée.

- Si tu disposes comme moi d'un chauffage au gaz pour camping car type "Trauma", dès qu'il chauffe, profites-en pour câler en dessous le pyjama le soir, les chaussures de ski le matin (sinon impossible de les enfiler), la bouteille d'huile d'olive pour en faire fondre un peu, une banane pour pouvoir l'éplucher. 

- J'ai tenu les nuits à -26°C bien au chaud grâce au système 3 couches: polaire des pieds à la tête, sac de couchage -15°C et enfin, une couette. En fait, avec tout ça,  j'avais bien chaud! Avant de dormir, rajoutes dans ton sac de couchage ton téléphone portable (surtout s'il doit te réveiller), et tes fringues du lendemain matin.

- J'ai pu constater que mes placards et mon frigo gardaient plutôt bien la chaleur. C'est l'endroit où les légumes, l'eau et le nutella gelaient le moins vite. Note pour plus tard: en hiver, ouvrir placards et frigo quand je chauffe le camion, et les refermer le reste du temps pour y stocker les denrées qui ne doivent pas congeler.

3) Les désavantages du camion en hiver

Je pourrais en citer beaucoup bien sûr, mais ce ne serait pas un exercice très bon pour la santé. Allez, pour la route un petit bémol pour dire qu'il ne faut pas être flemmard pour tenter l'aventure. Car bien que le skieur soit content quand tombe une bonne épaisseur de neige fraiche, le ou la "camtareux(se)" doit à ce moment là retrousser ses manches. Merci à ma collègue de DEUST, Claire pour la photo de sa maison sur roue l'hiver dernier.

Camion-et-Chateauvert-0810.JPG

 

LA VIE COMMENCE HORS DE NOTRE ZONE DE CONFORT

Pourrait-on dire, hors de notre zone de confiance? C'est peut être pour cela qu'on aime autant les récits d'aventures, héroïques, fantastiques, ordinaires, humains. Une façon de vivre pour de vrai, en se projetant, sans prendre de risques. Pourtant c'est dans notre vie à nous que nous ressentons le plus profondément ce que cette expression signifie.

J'ai appris récemment l'existence d'une étude scientifique2. Elle révèle que lorsque nous menons une action qui nous fait du bien, cela nous est encore plus bénéfique si nous avons conscience des bienfaits de cette action. Autrement dit, aller courir me fait du bien, mais cela me fait encore plus de bien lorsque je crois que courir me fait du bien. Alors voilà, sachez-le, sortir de sa zone de confort, c'est prendre le risque de se faire vraiment du bien. Alors soyons attentif aux signes, et s'ils se révèlent à nous favorables, n'hésitons pas une seconde, partons à l'aventure.

 

Note de bas de page:

1) Je suis mauvaise langue, c'est vrai. Mais c'est mon blog alors j'fais c'que j'veux d'abord.

2) "Sur les épaules de Darwin", émission passant le samedi matin à 11h sur France Inter, dispo en podcast, voir en torrent

Published by Le Rem's
commenter cet article
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 19:38

IMG 7559

Vous vous rappelez de cette sensation d'excitation qui vous empêchait de dormir la veille de Noël étant enfant? Le syndrome de l'enfant sans repos qui s'agite et se retourne dans son lit, non pas pour trouver le sommeil non, plutôt pour sombrer en hibernation et faire un saut dans le temps! Peine perdue bien sûr. La seule chose qui m'aurait permis de m'endormir alors aurait été un bon coup derrière la nuque. Mais voilà je grandis, syndrome de Peter Pan ou non, et c'est rarement l'excitation qui m'empêche de dormir aujourd'hui… sauf… la veille du Festislack!!!

Je part donc le vendredi soir en stop (merci Chrislaine ;) au radar parceque j'arrivais pas à dormir, fou comme un chien à la perspective d'un week end à ronger un os de dinosaure. It's Festislack time! Un couple pas banal m'emmène à 170 à l'heure à deux pas de ma destination. Appelez moi le Lucky Hitchhiker! Je retrouve le parc d'Indiana River comme je l'avais connu. Les gardiens du temple, Robin, Thibault et toute leur famille, Christian et Fred sont là et tout plein de collègues… 

Troisième Festislack en trois ans de slack. Je me rends compte que tous ces gens autour de moi sont devenus une seconde famille, frères et soeurs, oncles et tantes, cousins et cousines plus ou moins éloignés et autant de sourires à partager.

Le parc est un terrain de jeux et de défis pour tous ces enfants de 5 à 55 ans (attention, je ne prétend pas connaître l'âge du doyen du festislack ;) Une grosse spaceline trône sur le vidourle, à côté de 3 autres waterline que j'appellerais les Daltones, de part leurs taille. Tout le monde a slacké Joe, on a allègrement surf William, Jack a donné du fil à retordre à plus d'un slackeur aguerri… quand à Averell… Averell est à l'écart mesure plus de 60m de long pour 5m de hauteur et a un appétit démesuré pour les steaks d'équilibristes. Quand Averell demande "Quand est ce qu'on mange?", le slackeur prétexte qu'il fait trop chaud, ou qu'il n'a pas de grigri pour monter là haut… La ligne finira par tomber, descendue par Lucky Gauthier et Thomas Luke.

IMG 7578

Mais pas si vite, on est vendredi, on flambe la barbac sur le barbeuk, grandes accolades entre camarades, on slack à n'en plus pouvoir dans le noir, on trinque sous les élingues… Le sommeil a du mal a trouver sa place mais fini par s'imposer, car le week end ne fait que commencer.

Réveil avec le parc, certains n'ont pas pris le café qu'ils ont déjà un pouce de largeur sous les pieds. Le soleil atteint rapidement son zénith, pour des raisons de bien être un minimum de 15 sessions de waterline par jour est indispensable à tous les slacklineurs. Les "malchanceux" qui ne parviennent pas à tomber pendant la traversée reviennent quelques pas en arrière pour surfer a muerte et obtenir la cure de jouvence du Vidourle.

Chrono catapulte 2

Pendant ce temps dans les airs ça s'agite, ça bouge et ça s'excite! On lance les paris sur cette jeune demoiselle qui se bats comme une lionne sur la treeline du haut de ses 12 ans. Deux apprentis surfeurs semblent danser la lamba en s'échangeant trucs et astuce au sol, avant de confronter théorie et pratique sur la ligne. La non réussite comme le succès déclenchent des rires, et donnent l'oeil du tigre prochain prétendant à la traversée, au surf ou au méga-trick-bounce de la mort.

Pendant ce temps, Martin, notre bloc de béton de 77kg se prend des leashfall à la chaîne sous l'oeil cruel de ses bourreaux marionnettistes. L'idée et sa mise en oeuvre est signée Christian Domacq "Guyver". On raconte que ce crash test lui est venu à l'esprit en faisant le café le matin, qu'il a dessiné les plans en beurrant ses tartines et forgé le système en se servant uniquement d'outils trouvé dans sa cuisine. Avant que j'aille me coucher vendredi soir il avait déjà pensé à trois améliorations. Respect!

Soirée d'anthologie s'en suis. DJ Fred et ses comparses aux platines nous ont déjà mis le feu toute la journée et continuent jusqu'à une heure avancée de la nuit. Il faut néanmoins s'arrêter pour laisser dormir ceux qui savent faire preuve de sagesse et gardent des forces pour slacker le lendemain. J'ai autant manqué de sagesse que de sommeil ce soir là. Mais les treeline étaient désespérément vide. Alors j'ai emprunté un baudrier…

"Mec t'as plus trop l'air en état de faire de la highline là

- Mais siiiiiiiiii, t'inquiètes"

Et puis en bas, les cousins cousines étaient encore plus chaud que moi. Rassemblé autour du guitariste performeur magique, qui transforme la bière en texte de chansons. Une fée verte dans les cordes vocales vous dis-je! Improvisation magistrale, qui restera dans nos mémoires mais pas dans celle du musicien, celle-ci ayant mystérieusement disparue pendant la nuit...

Le dimanche est pour moi une longue succession de sieste ensuquée, interrompues régulièrement pour aller à la flotte. Tellement mort de fatigue que j'allais dans l'eau sans même passer par une waterline… Quelle honte! Jusqu'à 16h et le début du démontage, toutes les sangles seront squattés. Les Festislack a encore été un moment propice à la progression et à l'apprentissage. Maximum respect à tous ceux et celles qui ont fait leurs premiers pas en slackline ou en treeline. Les premières fois me font toujours des papillons dans l'estomac.

IMG 7648

Je ne sais pas qui remercier en premier. Plus envie de tous vous prendre dans mes bras, qu'on fasse slammer sur une foule en délire Robin, Fred et tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie à cet évènement. Je voudrais qu'on se mettent tous sur la spaceline pour se catapulter jusqu'au ciel et taper dans la main de de Damien Mercier. Ses mains étaient ouvertes, et sa joie communicative, quand la graine de la slackline a été plantée en France, il a été un des jardiniers les plus passionnés. Une pensée spéciale et émue pour ceux qui continuent l'aventure Slack.fr: Charles, Thibault, Nico, Julien et Fabrice. Il y a plus que des clients ou des passionnés qui vous suivent. Il y a une famille.

Hier c'était le dernier Festislack à Saint Laurent d'Aigouze, aujourd'hui c'est une session au parc, un séjour dans le Verdon, une ouverture dans le Valais Suisse, des curieux qui font leurs premiers pas. Demain? J'ai rien prévu pour demain… Mais c'est déjà bien d'y penser :)

Un pas après l'autre...

Published by Le Rem's - dans Évènements
commenter cet article
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 14:16

Capture d’écran 2012-06-21 à 14.41.22Combien de temps que je n'ai pas posé des nouvelles? Bah, un an c'est trois fois rien… Ou mille fois rien. Mais mis tout ensemble, ça fait beaucoup de choses. Une ellipse qui s'explique en partie par une reprise d'études. Un retour sur les bancs de l'université, enfin mûr pour m'abreuver du savoir des maîtres. Il y a certes un décalage entre l'utopisme de ces mots et la dure réalité de la fac, mais sachons faire preuve d'imagination pour profiter au mieux de ces deux années à apprendre l'encadrement de la voile et autres activités de pleine nature, ou devrais je dire APN.

Oui bienvenue dans un DEUST intitulé AGAPSC, option APN, avec au programme des matières telles que MACIA (et l'études de nos PMG) et peut être en stage, des visites de la DDSCS.

Je ne suis pas sûr que la moitié de mes collègues connaissent la signification de tous ces maudits sigles. Je dois me racler le fond du crâne pour les ramener à la surface, au risque de rendre toute réponse à la question "Tu étudies quoi à la fac?" passablement rasoir.

Pour l'instant, je suis pour deux semaines à Gruissan, côte d'azur pour apprendre le "windsurf" (parce que "planche à voile", ça fait un peu trop touriste quand même…) avec Léo Ray (voir vidéo ci-dessous) avant d'enchaîner sur 2 mois de saison dans un club nautique avec vue sur les Calanques de Marseille. La réalité rattrape la fiction, je m'abreuve réellement du savoir (faire) d'un maître et je vais enfin gagner ma croûte à faire ce que j'aime: transmettre ma passion pour les sports de pleine nature, qui est pour moi une école de l'autonomie, de la réflexion, et du respect. Et une source inépuisable de plaisir à vous coller la banane pour tout l'été!

 

 

 

Après l'escalade et la slackline, la voile. Les trois se marient si bien! Pour preuve, l'escapade des Skyliners en Ecosse. J'en rêvaisCapture d’écran 2012-06-21 à 14.53.38 depuis que j'avais lu ce numéro de Vertical exhibant en couverture les "Old Man" écossais, ces monolithes tutoyants la mer, les airs, et leur voisines les falaises, à une longueur de highline de là.

Ah, la highline… Marcher dans les airs me manque beaucoup mais cela devient sérieusement difficile de slacker et d'être étudiant/saisonnier en même temps. Me manque une maison sur roue avec tout le matos dedans. Note pour plus tard: prochain investissement, un van.

 

 

 

 

 

Capture d’écran 2012-06-21 à 14.42.31

En attendant, je vais traîner mes valises de saisonnier aux Natural Games, où je vais commenter le contest de jumpline! Mon amitié avec le micro a commencé par hasard au contest du Karnaval Humanitaire à Lyon, organisé par les Têtes de Noeuds de Toulouse. J'ai été le premier surpris du résultat! Mais quelques semaines plus tard je me retrouve au FISE à Montpellier à articuler difficilement des "butt-bounce-chest-bounce-360-atomic-squirrel-jump! INCROYAAAAAAABLE!" avec un plaisir non feins. 

Croyez le ou non mais j'ai encore pu trouver du temps pour me visser à la chaise de mon ordinateur et vous montez une petite vidéo du Karnaval Humanitaire. Voir ci dessous.


 

Allez, du rab de vidéo avec celle du FISE où on revois entre autres, les collègues de Lyon, JiDé et Damien, les acharnés de la jumpline à Lyon. De vrais machines qui n'en finissent plus de muter!


 

Aller je m'arrête là pour aujourd'hui, point trop n'en faut. A plus pour de nouvelles aventures!

Published by Le Rem's
commenter cet article
19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 12:10

Me voilà saisonnier aux Arcs 2000, haut lieu de la puff française en cette fin d'année 2011. C'est bien simple: je suis arrivé le 15 décembre, et j'ai vu la montagne pour la première fois une semaine plus tard. Le reste n'était que vent et neige. Tant mieux pour les riders!

La glisse, voilà un sujet qui n'a pas encore été abordé dans Pieds-Mains-Tête. Je n'ai jamais été fan de la vitesse. En fait devoir maîtriser mes mouvements et mon metal à haute vitesse, c'est-à-dire dans un interval de temps réduit... j'ai toujours eu du mal. Comme pour confirmer cela, je me casse la clavicule en longskate trois semaines avant mon départ en station. Du coup, ok je peux rider mais gare aux force qui s'exerce de mes pieds jusqu'au sommet de mon crâne! Amorties ou pas par les jambes elle se répercutent dans les épaules et ouille... La confiance en prend un coup!

 

radio clavicule

Première os cassé... J'ai jamais rien eu de cassé. Il y a un service après vente? Ils remplacent les pièces ou ils fournissent la totale en tout neuf? Ouf, c'est plus compliqué que ça avec le corps humain. Il faut faire preuve de patience et se dire que l'être humain s'adapte à toutes les situations! ...Hum, en fait dans mon cas, je dramatise un peu, une fracture de la clavicule à la diaphise (milieu de l'os) et sans déplacement, ça guérit bien et ça ne laisse pas de séquelles. Ca m'oblige simplement à aller cherche ma liberté autre part que sur les falaises pendant quelques mois.

 

Pas grave, j'ai un nouveau joujou et je commence à me démmerder avec Final Cut Pro X: que du bonheur! Un grand merci aux vidéos tuto de Dewebs. Le résultat me plait et je vois pourtant toutes les améliorations que je pourrais faire, autant sur le montage que sur la prise d'image. J'ai néanmois finalisé un premier montage, je vous offre donc un avant goût d'été autour de la highline "Ca gargouille" ouverte en juillet 2011.


Published by Le Rem's - dans Vidéos
commenter cet article
17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:28

DE L'EAU DU VENT, EXIT LE ROCHER

Enfin des études qui me branchent! Je suis inscrit au DEUST AGAPSC parcours APN. Queuwa? Hum, sans les barbarismes acronymiques ça veux dire que je fais des études en deux ans pour être éducateur sportif dans des activités de pleine nature. Objectif niveau monitorat dans deux disciplines, une majeure et une mineure. Pour la mineure j'ai choisi tir à l'arc, un truc d'elfe, j'ai toujours aimé ce peuple dans le médiéval fantastique (mais par pitié, faîtes abattre Orlando Bloom...) et pour la majeure, l'escalade me tendait les bras mais c'est la VOILE qui l'emporte! J'ai besoin d'apprendre du neuf, point commun entre la planche à voile et l'escalade: ça m'a dégoûté quand j'étais petit mais maintenant que j'ai la persévérance et la condition physique c'est du bonheur!

 

Il y a du boulot pour se mettre à niveau. Je m'entraine sur le plan d'eau du "Grand Large" (huhuhu) à Meyzieux. La base du SIVOM fait des tarifs pour les DEUSTeurs dans mon genre. Il prêtent tout le matos, combinaison comprise et l'équipe est sympathique, même les loups de mer tout grognons d'être coincés en eau douce . Après plusieurs sessions pour prendre en main la voile de 7,5m² du club, beaucoup de boites et un peu de corne à force d'user du tire-veille, je fête mes 3 premières secondes de planning. J'en veux encore! Ca mérite un cadeau: une petite combinaison intégrale Rip Curl.  Ça ne me fera pas mieux windsurfer mais j'aurai chaud, et c'est la classe! Ca devrait me permettre de waterliner cet hiver! Ou au moins en toute fin d'automne et en tout début de printemps, je vous tiens au courant. Pour les anglophones et les utilisateurs de google translator, une petite citation écossaise:

"There is no such thing as bad weather. Only inappropriate clothing." Like!

PARLONS BOULOT

 

Je suis passé à côté de THE contrat pro. Oui, parce que le DEUST, c'est en alternance. On travaille de décembre à avril et de juillet à août et on étudie le reste du temps... Et THE contrat pro, ça aurait été chez Slack.fr! J'aurais été au cœur de l'activité slacklineuse française, j'aurais mangé des flamenküche avec Charles, Damien et Julien, et empaqueté pleins de colis pour vous. Mais hélas, la direction a fait d'autres choix comme elle l'annonce sur son blog, qui a un nouveau look bien cool! Pas grave, je suis retombé sur mes pattes et j'ai trouvé un job de saisonnier aux Arcs 2000 au rayon fringues techniques et derrière les machines de skiman. Quatre mois non-stop en station, j'ai jamais fait ça avant! Ca sent la prise de niveau en snowboard et en ski ça. Je suis aussi bien motivé pour trouver des projets de highline alpine hivernale. Une condition: partir de la station à pinces. Vais-je trouver des spots de légende? A suivre...


ET LA SLACK DANS TOUT CA?

 

Envie de progresser, de me faire plaisir, de monter des vidéos, de faire des initiations et de lancer des grands projets... Forcément, on ne peut pas tout faire. Donc pour le montage de vidéo (la Norvège en particulier) il va falloir attendre. Pour les progrès, je poste bientôt un article sur l'apprentissage philosophico-théorique acquis grâce à l'ami Jérémy Folly, avec qui j'ai tenté la longue traversée de "No Excuses", highline du Valais suisse. M'en suis pris plein la mouille, snif. Donc retour à des longueurs abordables, projet de highline urbaine, ouverture dans l'Ain et au tamponnoir programmée pour bientôt.

J'ai également fait une démo de longline pour la fête d'automne du Club Alpin Français. Un bon moment, la slackline a eu un franc succès. La preuve qu'il n'y a pas d'âge pour essayer en images.

Photos slackline de moi même. Photo escalade de Chrislaine Hug, merci à elle :)

IMG 1511

IMG 1517IMG 1534

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

P1090233

 

 

Je ne laisse pas tomber l'escalade pour autant. Le spot de la Pierre du Quart se prête aussi bien à la highline, courte mais impressionante, qu'à l'escalade avec de très jolies voies. Ici, je grimpe un 6b+ sans nom pendant que mes amis observent Quentin sur le départ de la haute ligne. Photo de Chrislaine Hug.

Published by Le Rem's
commenter cet article
7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 20:38

mammut-e.o.f.t.-1112-european-outdoor-film-tour-1112-uni-ma

 

Je viens de découvrir le trailer du E.O.F.T! La vidéo a été montée pour attirer le max de monde et je pense que ça va marcher! Car entre les paysages magiques, les performances dantesques, et les petites conversation qui souligne l'engagement de certaines entreprises et les nouvelles images de Seb Montaz ça excite bien la couriosité et personnellement je me mettrais bien quelques heures de pleins les mirettes avec que des récits d'aventures, de la vrai! (Frodon, rabilles, Néo et Harry peuvent se rabiller :)
Pour ceux qui voudraient venir se payer une tranche de rêve avec moi, la seule date en France est le 28 novembre prochain à UGC Part Dieu. Les billets sont à 12€ ou 14€ et sont ou seront disponible au Vieux Campeur.

 

 

 

 

Et apparemment les Bad Slackliners sont retournés dans leur repère verdonesque de Sordidon. Dans le trailer à 1'18'', l'action m'a fait frissoner de plaisir! J'étais là lors du premier essai de Tancrède, qui nous a tous fait très peur (voir les Folies Verdonesque dans le précédent post). Ce séjour passé dans le Verdon a été parmis les plus riches et intenses de ma vie. Merci encore et quel plaisir de te voir réaliser ce projet!

 


 
Published by Le Rem's - dans Évènements
commenter cet article
1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 10:16

 

Salut à tous, comme à mon habitude j'espace les notes de blogs. Aujourd'hui je n'ai pas prévu de faire de la prose. Une bonne énumération et quelques photos car cet été a été riche! Bien plus riche que Crésus, Steve Jobs et J.K. Rowling réunis! Explications avec un petit flashback:

 

GRAND UN: le Verdon

 

 

 
 

Cette vidéo a fait le tour du net, a été bloggé sur 10 minutes à perdre, est passé à la télé sur Direct8 etc... J'avais déjà posté  un petit extrait de basse qualité dans un précédent post. Ce week end au Verdon, c'était l'équivalent de la pilule rouge que Morpheus donne à Néo dans Matrix: "Bienvenue au pays des merveilles". Depuis ça ne s'arrête plus, je cours sans cesse après le lapin blanc. Les projets se bousculent dans ma tête, je ne parle plus que de highline, de pendulaire et d'escalade; de combattre mes peurs et d'aider les autres à faire de même. Mon petit frère trouve que je me la joue un peu trop... mais qui cracherait sur une telle dose de confiance en soi?

 

GRAND DEUX: le Slack.fr Tour

 

punk sur highline

 

 

 

 

De la confiance il en faut pour organiser un évènement, ramener du monde et faire en sorte que tout se passe bien. Ce fut réussi. Je n'en écrirais pas plus, tout est dans l'article précédent. Encore une fois, quel bonheur que tous ces slacklineurs, kids, familles, jeunes adultes, dans la vie active, se cherchant, camtareux ou à crédit pour leur maison... tous ces gens autour de la slackline. Seuls compte les pieds, les mains et la tête... ce qu'ils font, ce qu'ils expriment. Mais qu'expriment ils? me demanderez vous... Hum quelques chose à peine dissimulé derrière des sourires, des accolades, des soupirs, quelques chose qui passe en s'étirant et en baillant en même temps, comme un chat. C'est bon en tout cas!

 

 

 

 

GRAND TROIS:  Les Natural Games

Dégouté de l'ambiance du village: gens saoûls au regard vitreux de partout, son à percer les tympans, sandwich au pain hors de prix. Je me met la caisse sur les highlines. Les 42 mètres de l'Inespéré me laisseront épuisé et frustré alors que je voulais transformer l'essai après avoir envoyé les 40m de Dans l'c... Bernard, ma plus belle performance en chiffre et mon combat le plus acharné à ce jour. Je réalise tout de même en tête et quasiment à vue l'Arête Ouest, 5c, 6a, 5c, grande voie majeur et engagée du Cirque des Vase dans les Gorges de la Jonte, avec derrière moi un Rémi Demauve au sac à dos bien trop rempli, et un pote qui est maintenant un ex-pote. Et oui, j'ai appris que même ce gars qui a été un super compagnon de cordée et de soirée pendant un an pouvait devenir le pire des nombrilistes quand l'envie lui prenait de "profiter à fond de son été". Du genre, à l'américaine, consommation les doigts de pieds en éventails sans dire merci en partant parce que "on s'en fout". Au final ce n'aura été qu'un détail, grâce à l'excellente compagnie et à la générosité de mes amis d'Ekilibre. Grand merci à Matthieu et son père pour votre superbe accueil, et à tous ceux qui étaient là!

Je suis reparti des NG avec une pêche d'enfer et la furieuse envie de monter des vidéos et de trouver des sponsors fringues, peut être matos. Work in progress...

Les NG ont aussi été le théâtre d'action "Tancrèdesque", voyez plutôt:

 

 


 

 

 

GRAND QUATRE: Les Dialogues en Humanité

 

Très très bon week end! Outre le fait que notre espace était rempli sans discontinuer de slackliner en herbe, Ekilibre a pu rencontrer le directeur de la MJC de la Duchère où nous avons peut être un local pour l'hiver prochain, ainsi que la directrice du centre de loisir Lyon PESD de Croix Rousse avec qui nous avons fait une super initiation slackline il y a deux semaines de cela! Seul bémol: nous n'avons pas pu installer la waterline du parc de la Tête d'Or. Cela nous donne une bonne leçon: s'y prendre à l'avance pour être dans le dossier sécurité!!! Nondidjiou!

 

GRAND CINQ: Premier Taf d'Animateur en Maison de Quartier

 

Surement LA plus grande aventure de l'été (même si vous verrez par la suite qu'il y a de quoi faire de la concurrence). J'y ai appris beaucoup sur les autres et beaucoup sur moi même. Je peux maintenant dire sans me tromper que ma démarche n'est pas celle d'un animateur: "Si les gosses s'amusent c'est gagné", mais plus celle d'un éducateur: "Quelles valeurs, quels repères puis je apporter à ces jeunes pour les aider à avancer?". Dur de débarquer avec mes grandes idées humanistes et pacifistes dans un milieu ou la sagesse fait difficilement le poid contre l'argent et la force physique. De plus la maison de quartier vient de changer d'équipe, autant de repère en moins pour les jeunes du quartier. Chaque sortie est d'une grande intensité, garder son sang froid devant ces gamines qui ont décider de me haïr du premier au dernier jour n'est pas une mince affaire. Certains de mes collègues animateurs ricanent devant mes questionnements et mes raisonnements, aux antipodes de la culture de quartier. Que faire quand on m'explique calmement que je dois accepter de crier et de couper la parole aux autres pendant les réunions sous prétexte que c'est la "coutume" locale? Avec le soutien du directeur de l'équipe d'animation, je reste en un seul morceau. Ce grand baroudeur humaniste bataille réussi le défi de garder la cohésion dans une équipe ultra cosmopolite tout en bataillant avec la besogne administrative. La tâche est difficile, voir périlleuse mais il s'en acquitte avec beaucoup de patience et de coeur. Je tiens à l'en remercier encore ici.

Je pourrais écrire des pages et des pages sur ce mois d'animation (peut être le ferais je un jour?) Mais je concluerais ainsi: je veux faire de l'animation! Avec tous les publics! Les riches, les pauvres, les bien portants, les malades, les handicapés moteurs ou mentaux, les enfants, les jeunes, les adultes et les vieux. Je veux rencontrer tous ces gens, pour mieux les comprendre, pour mieux me comprendre, et un jour être apte à leur transmettre au mieux mon savoir-faire et mon amour de la vie et des autres.

 

GRAND SIX: Road Trip en Norvège

 

IMG 8583

 

Oui monsieur, en Norvège. Quel voyage incroyable! Le plus beau et le plus inattendu de toute ma vie! En effet, je repartait de Genève après une cure de bisous en direction de Oberammergau. Une météo incertaine m'a fait hésité. Peut être serait il plus sâge de rentrer chez moi... Aller, le ciel se dégage et je vois sur internet que l'ami Anicet est arrivé là bas. L'envie d'aller lui faire la bise et de highliner avec lui me botte les fesses, je décolle en stop de Genève. J'arrive en fin d'après midi à Bern. Par le plus grand des hasards (certains appelleraient cela le Destin), je rencontre un collègue slacker: Bernhard Witz. Je le connais à peine pour avoir papoté avec lui aux Natural Games mais il est connu pour ses prouesses sur la face nord de L'Eiger et sa patience infinie sur une highline! Ni une, ni deux, voilà qu'il me propose de me joindre à une expédition en Norvège pour une première à Trollveggen, la plus haute falaise d'Europe et peut être une des plus hautes highline du monde en terme de vide direct sous les pieds. Chers amis, mon coeur battait à 200 à l'heure avant que j'accepte l'invitation. Dans ces cas là, refuser, c'est se laisser submerger par la peur de l'inconnu. Le voyage va-t-il bien se passer, mes compagnons seront-ils sympathiques, la barrière de la langue ne sera-t-elle pas trop grande (je suis parti avec 2 suisses allemand et un allemand), aurais je le mal du pays? etc etc...

Mais bon, highliner, c'est une philosophie de vie. C'est MA philosophie de vie maintenant. Alors j'y suis allé, avec Bernhard, Stephan et Alex, nous avons retrouvé Tancrède et Julien, ainsi que leur ami vidéaste Sébastien et encore bien d'autres BASE jumpers et randonneurs.  Mes amis c'était magique!

 

GRAND SEPT: Chill-Out au Claps

De retour au bercail (c'est-à-dire en France, sans parler de Lyon), on ouvre des waterlines au Claps, à côté de Luc-En-Diois. On retrouve des amis de la slack, Christian, Vivianne, Sandy; des amis d'il y a longtemps, Thibault et Justine, et encore des rencontres, hein Verena? :)

Et on découvre que c'est dur de traverser des waterline! Aussi dur que des highline, la pression en moins, donc au final, un peu de concentration en moins... Mais aussi, on mange bien, on boit bien, on dort... hum... en fait on dort pas assez, mais qu'est ce que c'est bon!

 

GRAND HUIT: Festislack, le retour!


IMG 9853

Déjà un an que s'est déroulé la première édition du Festislack... Avec le recul je peux vous dire que le parc d'Indiana River près de Saint-Laurent-d'Aigouze devient le temps d'un week end un haut lieu de la slackline française! La surprise de cette année? L'ambiance est toujours la même! Je dirais même qu'il y avait encore plus de slacker que l'année dernière. Dès 10h du matin, les muscles du dos et des jambes travaillaient à nous garder sur la ligne. Vers 1h du matin, alors que la pression commence à redescendre, on peux voir Fred, en lycra avec deux projo sous les bras et une maxi banane en travers du visage nous dire qu'il va éclairer les waterline... Et c'est reparti jusqu'à 3 ou 4 heure du mat'. Robin est toujours un prince parmis les bonne gens pour faire d'Indiana River un petit coin de paradis. J'ai donc la réponse à la question "Quelle musique écoute-t-on au paradis?", mon gars au paradis, tu écoute du reggae, du ragga, du dub et de l'electro. Un super souvenir pour tous ceux qui sont venus et l'occasion de faire se rapprocher montpellierains, toulousain, lyonnais, valentinois etc...

 

Un lien vers mon premier album Flickr consacré au Festislack 2011

 

GRAND HUIT: L'Epreuve des Contingences Numériques

Alors que je me prépare à monter mon premier grand projet vidéo (plus de 70Go de vidéos et de photos ramené de Norvège et shooté en HD avec mon nouveau bébé, un Canon EOS 550D équipé de l'optique de EF-S 18-55mm f/3,5-5,6 IS et d'un téléobjectif EF-S 55-250mm f/4-5,6 IS), c'est le drame! Chute de mon disque dur externe, redémarrage impossible, Linux inefficace... Panique et déprime menacent.

Je sais pourtant que je peux récupérer une bonne partie du voyage chez Stephan avec qui j'ai partagé les données. Reste toutes les autres photos, familles, amis, soirées et voyages depuis 2004. Rude.

Mais finalement, qu'est ce que c'est de perdre des photos de 7 ans de vie? Une fois passé le choc, voilà ce que j'ai ressenti: ça dépoussière mon grenier! Comme un poids en moins dans mon sac à dos. Les souvenirs sont de toute façon là, dans ma tête. Si je ne m'en rappelle pas c'est que je n'en ai ni l'envie, ni le besoin. Perdre les souvenirs d'un amour perdu aide à aller de l'avant pour aimer plus. Perdre les bases d'un ancien projet pousse à en créer de nouveaux, de meilleurs!


Relativisons: je VEUX monter cette vidéo sur notre trip en Norvège, à Bernhard, Stephan, Alex et moi. Et d'autres part j'aimerais bien récupérer mes souvenirs de soirées, d'amours perdus, de famille etc... Alors je vais faire tout ce qui est possible et si ça ne marche pas et bien tant pis.

 

GRAND NEUF: In The Mood For Life


Je me sors du pétrin identitaire dans lequel j'étais depuis des années. Un fantôme qui m'accompagnait depuis un an cessera bientôt de me hanter. Il en reste bien d'autres, plus anciens qui n'attendent que de ressurgir. Allons de l'avant!

 

note pour plus tard: la mise en page avec overblog est un calvaire sans fin, il faut que je change de support...

Published by Le Rem's - dans Slackline
commenter cet article
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 22:38

S'affranchir du regard et des mots pour échanger, communiquer avec l'autre.

En arrivant (en retard...) à mon premier atelier de contact impro' je découvre dans une salle danse une dizaine de personnes allongées au sol, chacun à leur manière. Je me change sur la pointe des pieds, j'embrasse la salle du regard autour de moi et je capte à la volée la douce voix de Anne, qui anime l'atelier...

"...bien avec soi même, en toute simplicité..."

Nul besoin d'en entendre ou d'en voir plus pour rejoindre le groupe dans l'exercice. Je m'étale, je roule un peu, je m'étire, yeux mi clos, mi clignants. Au fil des exercices, chacun à notre rythme, nous tentons d'abandonner notre pudeur citadine. Celle qui nous empêche d'utiliser tous les mouvements de notre corps. Les ridicules, les incongrus, peut être impudiques... Peu importe, nous commençons à explorer. Puis nous nous laissons inviter à un premier contact avec l'autre, avec les autres, avant de revenir s'intéresser au Sol.

On teste des apppuis. Les mains, les pieds, les épaules, le bassin, les fesses, la poitrice, la tête, tour à tour, compressent l'espace entre le plancher et nous. Pendant ce temps, nous profitons de la liberté acquise par le reste de notre corps, qui s'élève dans les airs et y trouve aussi de subtils contreforts. Je suis à peine étonné de voir spontanément surgir de ce flot de mouvements quelques postures simples de yoga.

Anne n'a pas besoin d'élever la voix pour nous guider, et nous avons besoin de silence pour explorer nos sensations. Son visage est décontracté, ses yeux souvent clos. Elle ne cesse de bouger, de danser... Elle nous explique le prochain exercice, mais ne trouve pas les mots. Ses paupières se relâchent. Il me semble qu'elle va chercher le message profondément, dans son ventre. Ça y est, elle a trouvé. Suivent quelques mots simples: centre, se lire, sentir... accompagnées d'intonations: un soupir qui s'élève au lieu de s'enfoncer... Et des gestes! Anne nous danse ce qu'elle souhaite nous faire explorer! Les mots sont vains, ils nous auraient probablement menés loin des sensations, vers la technique. Il est encore trop tôt...

Finalement vient le moment de la danse contact improvisation à deux. Les corps se mêlent dans une démarche sensorielle. Les rires aussi, maladresse et modestie vont de paire. Et le Contact se fait.

 

C'était un récit personnel de mes premiers ateliers de danse contact improvisation avec Anne Expert qui est aussi professeur de Body-Mind-Centering (plus d'informations sur son site Sources - Pratiques Somatiques) C'était magnifique, comme un retour à la base du mouvement dansé alors que je ne suis pas danseur. Il y a mille façon de faire du contact impro. Même si elle ne représente pas un "exemple typique" je ne peux m'empêcher de partager avec vous cette vidéo de danse à trois, avec Nancy Stark Smith, Julyen Hamilton et Andrew Harwood.

 

 

 


 

Des sessions de contact impro appelées "jam"  sont organisées à Lyon chaque semaine au parc de la Tête d'Or et à Arts en scène. J'ai trouvé par hasard une gallerie de photos magnifiques sur un JamOparc d'octobre 2010.

 

Merci à Mamie Sophie sans qui j'aurais probablement ignoré l'existence de ces ateliers.

Published by Le Rem's - dans Divers
commenter cet article

Recherche

Archives

Catégories