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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 18:37

Funambule. Funis le fil. Ambulare, se promener, marcher sans but. Le point de départ et celui d'arrivée ne prennent sens que quand la ligne est installée et n'acquierent de valeur que lorsque l'on tente de les relier. Peu importe que l'on marche sur un câble, une corde ou une sangle.

J'ai réfléchi à la théorie de cette traversée. Je me suis considéré comme objet soumis d'une part aux lois universelles de l'attraction, et d'autre part au jeu des forces contraires; celles qui en s'annulant me préservent de la chute. Je peux me représenter mon centre de gravité, le projeter sur la surface plane qui me soutient, et dessiner les flèches imaginaires, vecteurs d'énergies. Ces pensées n'ont pour but que de combler le vide qui me sépare de mon prochain voyage, car seule compte la pratique.

Mon entraînement m'a enseigné les mouvements et l'inertie, les tensions et les contorsions qui me mèneront de l'autre côté, mètre par mètre. Il y a le mouvement de mes bras et de mes jambes qui répartissent les masses, tandis que les ondulations du fil sont le miroir de ma gestuelle, de mes émotions. Mon souffle veille: rien ne se fige.

En tant qu'organisme vivant, je suis en évolution permanente. Chacun des battements de mon coeur, chacune de mes respirations, de mes pensées construisent un état nouveau. Chaque pas en avant est différent du précédent et met en question le suivant.

Le fil à hauteur d'homme n'est qu'un galop d'essai. Surplombant l'abîme, l'esprit, d'abord confondu, s'accoutume. La peur disparaît-elle totalement?. Seuls  les oiseaux maîtrisent la démesure des verticales. Les hauteurs réveillent chez tous les animaux terrestres l'instinct de survie, profondément ancrées dans notre ADN. Le funambule ne fait exception que parce qu'il choisit d'embrasser cette peur, de s'y habituer, d'avancer en sa compagnie.

La phobie du vide s'atténue. Pourtant les émotions me submergent en de nombreuses occasions. La crainte de l'échec, l'espoir de la réussite, une prise de conscience soudaine de ce que je suis en train d'accomplir, disloquent ma concentration. Si mes réflexes me permettent de rester debout, il faudra encore revenir à l'écoute de mon corps, d'un système d'informations qui me porte et ce, autant de fois qu'il le faudra pour conquérir cette ligne.

L'Équilibre est un silence sur lequel aucun appui n'est possible.

Le funambule avance en jouant avec les déséquilibres, toujours plus proche de la voie médiane, sans jamais pouvoir s'y reposer.

Ce texte a été imprimé et exposé à l'exposition Des-Equilibres à la Fête de la Science. Merci à Alex Lena de l'Université Claude Bernard Lyon 1, merci également à Thomas et Laura pour leur aide.

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 10:16

 

Salut à tous, comme à mon habitude j'espace les notes de blogs. Aujourd'hui je n'ai pas prévu de faire de la prose. Une bonne énumération et quelques photos car cet été a été riche! Bien plus riche que Crésus, Steve Jobs et J.K. Rowling réunis! Explications avec un petit flashback:

 

GRAND UN: le Verdon

 

 

 
 

Cette vidéo a fait le tour du net, a été bloggé sur 10 minutes à perdre, est passé à la télé sur Direct8 etc... J'avais déjà posté  un petit extrait de basse qualité dans un précédent post. Ce week end au Verdon, c'était l'équivalent de la pilule rouge que Morpheus donne à Néo dans Matrix: "Bienvenue au pays des merveilles". Depuis ça ne s'arrête plus, je cours sans cesse après le lapin blanc. Les projets se bousculent dans ma tête, je ne parle plus que de highline, de pendulaire et d'escalade; de combattre mes peurs et d'aider les autres à faire de même. Mon petit frère trouve que je me la joue un peu trop... mais qui cracherait sur une telle dose de confiance en soi?

 

GRAND DEUX: le Slack.fr Tour

 

punk sur highline

 

 

 

 

De la confiance il en faut pour organiser un évènement, ramener du monde et faire en sorte que tout se passe bien. Ce fut réussi. Je n'en écrirais pas plus, tout est dans l'article précédent. Encore une fois, quel bonheur que tous ces slacklineurs, kids, familles, jeunes adultes, dans la vie active, se cherchant, camtareux ou à crédit pour leur maison... tous ces gens autour de la slackline. Seuls compte les pieds, les mains et la tête... ce qu'ils font, ce qu'ils expriment. Mais qu'expriment ils? me demanderez vous... Hum quelques chose à peine dissimulé derrière des sourires, des accolades, des soupirs, quelques chose qui passe en s'étirant et en baillant en même temps, comme un chat. C'est bon en tout cas!

 

 

 

 

GRAND TROIS:  Les Natural Games

Dégouté de l'ambiance du village: gens saoûls au regard vitreux de partout, son à percer les tympans, sandwich au pain hors de prix. Je me met la caisse sur les highlines. Les 42 mètres de l'Inespéré me laisseront épuisé et frustré alors que je voulais transformer l'essai après avoir envoyé les 40m de Dans l'c... Bernard, ma plus belle performance en chiffre et mon combat le plus acharné à ce jour. Je réalise tout de même en tête et quasiment à vue l'Arête Ouest, 5c, 6a, 5c, grande voie majeur et engagée du Cirque des Vase dans les Gorges de la Jonte, avec derrière moi un Rémi Demauve au sac à dos bien trop rempli, et un pote qui est maintenant un ex-pote. Et oui, j'ai appris que même ce gars qui a été un super compagnon de cordée et de soirée pendant un an pouvait devenir le pire des nombrilistes quand l'envie lui prenait de "profiter à fond de son été". Du genre, à l'américaine, consommation les doigts de pieds en éventails sans dire merci en partant parce que "on s'en fout". Au final ce n'aura été qu'un détail, grâce à l'excellente compagnie et à la générosité de mes amis d'Ekilibre. Grand merci à Matthieu et son père pour votre superbe accueil, et à tous ceux qui étaient là!

Je suis reparti des NG avec une pêche d'enfer et la furieuse envie de monter des vidéos et de trouver des sponsors fringues, peut être matos. Work in progress...

Les NG ont aussi été le théâtre d'action "Tancrèdesque", voyez plutôt:

 

 


 

 

 

GRAND QUATRE: Les Dialogues en Humanité

 

Très très bon week end! Outre le fait que notre espace était rempli sans discontinuer de slackliner en herbe, Ekilibre a pu rencontrer le directeur de la MJC de la Duchère où nous avons peut être un local pour l'hiver prochain, ainsi que la directrice du centre de loisir Lyon PESD de Croix Rousse avec qui nous avons fait une super initiation slackline il y a deux semaines de cela! Seul bémol: nous n'avons pas pu installer la waterline du parc de la Tête d'Or. Cela nous donne une bonne leçon: s'y prendre à l'avance pour être dans le dossier sécurité!!! Nondidjiou!

 

GRAND CINQ: Premier Taf d'Animateur en Maison de Quartier

 

Surement LA plus grande aventure de l'été (même si vous verrez par la suite qu'il y a de quoi faire de la concurrence). J'y ai appris beaucoup sur les autres et beaucoup sur moi même. Je peux maintenant dire sans me tromper que ma démarche n'est pas celle d'un animateur: "Si les gosses s'amusent c'est gagné", mais plus celle d'un éducateur: "Quelles valeurs, quels repères puis je apporter à ces jeunes pour les aider à avancer?". Dur de débarquer avec mes grandes idées humanistes et pacifistes dans un milieu ou la sagesse fait difficilement le poid contre l'argent et la force physique. De plus la maison de quartier vient de changer d'équipe, autant de repère en moins pour les jeunes du quartier. Chaque sortie est d'une grande intensité, garder son sang froid devant ces gamines qui ont décider de me haïr du premier au dernier jour n'est pas une mince affaire. Certains de mes collègues animateurs ricanent devant mes questionnements et mes raisonnements, aux antipodes de la culture de quartier. Que faire quand on m'explique calmement que je dois accepter de crier et de couper la parole aux autres pendant les réunions sous prétexte que c'est la "coutume" locale? Avec le soutien du directeur de l'équipe d'animation, je reste en un seul morceau. Ce grand baroudeur humaniste bataille réussi le défi de garder la cohésion dans une équipe ultra cosmopolite tout en bataillant avec la besogne administrative. La tâche est difficile, voir périlleuse mais il s'en acquitte avec beaucoup de patience et de coeur. Je tiens à l'en remercier encore ici.

Je pourrais écrire des pages et des pages sur ce mois d'animation (peut être le ferais je un jour?) Mais je concluerais ainsi: je veux faire de l'animation! Avec tous les publics! Les riches, les pauvres, les bien portants, les malades, les handicapés moteurs ou mentaux, les enfants, les jeunes, les adultes et les vieux. Je veux rencontrer tous ces gens, pour mieux les comprendre, pour mieux me comprendre, et un jour être apte à leur transmettre au mieux mon savoir-faire et mon amour de la vie et des autres.

 

GRAND SIX: Road Trip en Norvège

 

IMG 8583

 

Oui monsieur, en Norvège. Quel voyage incroyable! Le plus beau et le plus inattendu de toute ma vie! En effet, je repartait de Genève après une cure de bisous en direction de Oberammergau. Une météo incertaine m'a fait hésité. Peut être serait il plus sâge de rentrer chez moi... Aller, le ciel se dégage et je vois sur internet que l'ami Anicet est arrivé là bas. L'envie d'aller lui faire la bise et de highliner avec lui me botte les fesses, je décolle en stop de Genève. J'arrive en fin d'après midi à Bern. Par le plus grand des hasards (certains appelleraient cela le Destin), je rencontre un collègue slacker: Bernhard Witz. Je le connais à peine pour avoir papoté avec lui aux Natural Games mais il est connu pour ses prouesses sur la face nord de L'Eiger et sa patience infinie sur une highline! Ni une, ni deux, voilà qu'il me propose de me joindre à une expédition en Norvège pour une première à Trollveggen, la plus haute falaise d'Europe et peut être une des plus hautes highline du monde en terme de vide direct sous les pieds. Chers amis, mon coeur battait à 200 à l'heure avant que j'accepte l'invitation. Dans ces cas là, refuser, c'est se laisser submerger par la peur de l'inconnu. Le voyage va-t-il bien se passer, mes compagnons seront-ils sympathiques, la barrière de la langue ne sera-t-elle pas trop grande (je suis parti avec 2 suisses allemand et un allemand), aurais je le mal du pays? etc etc...

Mais bon, highliner, c'est une philosophie de vie. C'est MA philosophie de vie maintenant. Alors j'y suis allé, avec Bernhard, Stephan et Alex, nous avons retrouvé Tancrède et Julien, ainsi que leur ami vidéaste Sébastien et encore bien d'autres BASE jumpers et randonneurs.  Mes amis c'était magique!

 

GRAND SEPT: Chill-Out au Claps

De retour au bercail (c'est-à-dire en France, sans parler de Lyon), on ouvre des waterlines au Claps, à côté de Luc-En-Diois. On retrouve des amis de la slack, Christian, Vivianne, Sandy; des amis d'il y a longtemps, Thibault et Justine, et encore des rencontres, hein Verena? :)

Et on découvre que c'est dur de traverser des waterline! Aussi dur que des highline, la pression en moins, donc au final, un peu de concentration en moins... Mais aussi, on mange bien, on boit bien, on dort... hum... en fait on dort pas assez, mais qu'est ce que c'est bon!

 

GRAND HUIT: Festislack, le retour!


IMG 9853

Déjà un an que s'est déroulé la première édition du Festislack... Avec le recul je peux vous dire que le parc d'Indiana River près de Saint-Laurent-d'Aigouze devient le temps d'un week end un haut lieu de la slackline française! La surprise de cette année? L'ambiance est toujours la même! Je dirais même qu'il y avait encore plus de slacker que l'année dernière. Dès 10h du matin, les muscles du dos et des jambes travaillaient à nous garder sur la ligne. Vers 1h du matin, alors que la pression commence à redescendre, on peux voir Fred, en lycra avec deux projo sous les bras et une maxi banane en travers du visage nous dire qu'il va éclairer les waterline... Et c'est reparti jusqu'à 3 ou 4 heure du mat'. Robin est toujours un prince parmis les bonne gens pour faire d'Indiana River un petit coin de paradis. J'ai donc la réponse à la question "Quelle musique écoute-t-on au paradis?", mon gars au paradis, tu écoute du reggae, du ragga, du dub et de l'electro. Un super souvenir pour tous ceux qui sont venus et l'occasion de faire se rapprocher montpellierains, toulousain, lyonnais, valentinois etc...

 

Un lien vers mon premier album Flickr consacré au Festislack 2011

 

GRAND HUIT: L'Epreuve des Contingences Numériques

Alors que je me prépare à monter mon premier grand projet vidéo (plus de 70Go de vidéos et de photos ramené de Norvège et shooté en HD avec mon nouveau bébé, un Canon EOS 550D équipé de l'optique de EF-S 18-55mm f/3,5-5,6 IS et d'un téléobjectif EF-S 55-250mm f/4-5,6 IS), c'est le drame! Chute de mon disque dur externe, redémarrage impossible, Linux inefficace... Panique et déprime menacent.

Je sais pourtant que je peux récupérer une bonne partie du voyage chez Stephan avec qui j'ai partagé les données. Reste toutes les autres photos, familles, amis, soirées et voyages depuis 2004. Rude.

Mais finalement, qu'est ce que c'est de perdre des photos de 7 ans de vie? Une fois passé le choc, voilà ce que j'ai ressenti: ça dépoussière mon grenier! Comme un poids en moins dans mon sac à dos. Les souvenirs sont de toute façon là, dans ma tête. Si je ne m'en rappelle pas c'est que je n'en ai ni l'envie, ni le besoin. Perdre les souvenirs d'un amour perdu aide à aller de l'avant pour aimer plus. Perdre les bases d'un ancien projet pousse à en créer de nouveaux, de meilleurs!


Relativisons: je VEUX monter cette vidéo sur notre trip en Norvège, à Bernhard, Stephan, Alex et moi. Et d'autres part j'aimerais bien récupérer mes souvenirs de soirées, d'amours perdus, de famille etc... Alors je vais faire tout ce qui est possible et si ça ne marche pas et bien tant pis.

 

GRAND NEUF: In The Mood For Life


Je me sors du pétrin identitaire dans lequel j'étais depuis des années. Un fantôme qui m'accompagnait depuis un an cessera bientôt de me hanter. Il en reste bien d'autres, plus anciens qui n'attendent que de ressurgir. Allons de l'avant!

 

note pour plus tard: la mise en page avec overblog est un calvaire sans fin, il faut que je change de support...

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 21:22

Ca y est, c'est arrivé. Je dois être fataliste mais dans une activité à risque comme celle-ci, avec la multiplication des pratiquants, statistiquement... Je hais les statistiques.

 

Slack.fr a déjà bien résumé les leçons à en tirer, je vous invite à lire leur article. Toutes mes condoléances etc... (je n'aime pas non plus les formules toutes faites, surtout dans ces circonstances mais je n'en pense pas moins)

 

Ce n'est pas l'article que je voulais poster ce soir, je remet ça à demain. Ce soir les highlineurs font le deuil de Rok Sisernik.

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 12:09

Slackline 0696

Il y a quelques temps déjà je m'inquiétais de la survie de ma sangle crisis après la découverte d'une éraflure qui me semblait inquiétante. J'ai continué de l'utiliser avec prudence. Pour ma dernière session je l'ai tendu à bloc sur une bonne vingtaine de mètre en me servant de la boucle cousue et j'ai tapé des korean butt bounce toute l'aprèm.

Comprenez par là, depuis la position sur deux pattes, je me suis laissé tombé, réceptionné au niveau de la jonction de la cuisse et de la fesse (n'ayons pas peur d'être précis), et j'ai profité de l'élasticité de la sangle pour rebondir et revenir comme une fleur à mon statut initial de fier homo erectus. Bref, une activité plutôt intense pour les milliers de fibrounettes de la sangle.

Et bien bonne nouvelle! L'éraflure, depuis tout ce temps, n'a pas bougé d'un poil! J'espère donc que ma "petite" crisis a encore de beaux jours devant elle. Cependant je ne me risquerais pas à utiliser cette portion de sangle pour une highline...

Ma jibline (la sangle spéciale jump de Gibbon) par contre, a elle bien morflé. Bon remarquez, c'était un peu con de faire la boucle d'ancrage autour d'un bloc de béton parallélépipèdique. Mais après avoir désincrusté un banc des pavés j'ai fait avec ce que j'avais sous la main. Bref voyez vous même la gueule de la cicatrice. Je ne l'ai pas retendu depuis.

J'ai pourtant bon espoir que cette slack ne soit pas perdue pour la nation. Je suis passé voir ma bonne amie Léa, couturière à son compte et spécialiste de la résurection de tissus et de récup' en magnifiques créations. Je lui ai demandé de jouer au Dr Frankenstein. Voilà le résultat, non encore testé en situation (je vous tiens au courant).

Slackline 0699

 

Pour ce qui est de l'intérieur de l'intérieur de la boucle qu'on peut voir sur la première photo, les dégâts sont dus à un défaut inhérent au système d'ancrage. Celui-ci a le mérite d'être simple: on fait le tour de l'arbre, on passe la sangle dans la boucle, pareil de l'autre côté avec le cliquet et il ne reste plus qu'à cliqueter. Problème: quand on va appliquer de grosse pression sur la sangle (en envoyant un butt bounce par exemple) , la boucle autour de l'arbre se serre et à cause du frottement intense, se soude à la sangle. Quand on la décolle ça donne ça, dès la première utilisation de la slack! Pour parer à ce problème, je conseille de recouvrir la boucle avec du chatterton ou en la montant à deux, de serrer au maximum cette boucle à l'arbre lors de la mise en tension.

Pour finir, un petit conseil d'ami: allez jeter un oeil au site de la marque Lune Rouge ou retrouvez Léa le dimanche matin au marché de la création de Lyon. Qu'il pleuve, qu'il vente, que la température soit proche du zéro absolu ou que son vélo ait cassé en chemin, Léa vous recevra avec le sourire et des super jolis manchons, sacs, robes,  trousses, accessoires etc... Elle fait même du sur mesure! A bon entendeur ;)

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 19:43

P1080938

C’est suite à l’appel de Matthieu Bouin, slackliner rencontré à la fête de l’escalade à Annecy que Anne-So’ et moi prenons le camion pour aller tâter de la slackline à Chambéry. Le soleil et Matthieu sont là avant nous en train de monter la monster longline. Tout bien réfléchis, le soleil est déjà très occupé à faire fondre la neige et prévoie de se coucher tôt, il ne participera que très peu au montage.

Rapidement, de curieuses personnes habillées de couleur vives débarquent au parc du Buisson Rond. Ils viennent de Chambé, d’Annecy, du Touvet ne se défont pas de leur sourire, sauf pour regarder les 100m sur lesquels se déploie la longline. Une bonne dizaine de slack sont tendues. On aime la longueur ici, 30, 40, 50m et quelques lignes d’initiation et de jump. Une des longline est même équipée d’une corde de backup, juste pour retrouver les sensations de la highline.

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai beaucoup apprécié l’atmosphère de détenteP1080961 qui règnait, comme en écho à ce dimanche ensoleillé et sans vent et bien sûr en harmonie avec la pratique de notre activité favorite. C’était relax, cool, chill quoi. Pas d’ambiance de compèt’ mais une saine émulation qui motive bien tout le monde. Ca m’a en tout cas bien motivé à rentrer ces 100m de longline. Mais la motivation ne fait pas tout.

 

 

 

 

 

Marcher sur 100m a été un combat de tous les instants, le départ est ardu, le milieu est épuisant. Regarder la fin de la slack au loin ne facilite pas la tâche, mieux vaux prendre des points de repère intermédiaire : une feuille par terre, un motif sur la slack, une ombre offerte par le soleil. Quant au dernier tiers… God damn it ! C’était certainement pour moi la partie la plus difficile. En s’élevant de plus en plus haut au dessus du sol, on récupère ces vieux tics, surcompensation des déséquilibre, pauses trop longues. Matthieu est grand et pose ses élingues comme moi, à bout de bras de chaque côté et on tend juste assez pour que ça ne touche pas le sol. De plus dans les derniers mètres, la portion de la slack qui nous renvoie nos mouvements et nos émotions est derrière nous, hors de vue. Alors que dans les deux premier tiers, ces remous me donne des informations sur ma manière de slacker et me permet de corriger ma posture, ma respiration, ici on navigue en eaux troubles. Un peu comme skier et arriver brusquement dans un brouillard purée de pois et ne plus distinguer les reliefs. On perd la lecture de la ligne. Le conseil de Matthieu : ne pas traîner. J’ajouterais : ne pas se faire mal.

P1080939

 

P1080932Antoine Moineville des Bad Slackliners était là, et c’est le sourire aux lèvres et les yeux pétillants qu’il nous a instruit des bases de la highline, et plus spécifiquement du prérequis obligatoire : le départ assis. Je trouve fascinant de voir quelqu’un prendre autant de plaisir à partager sa passion. La highline n’est pas l’objectif de tout un slacker car souvent on ne s’en sent pas capable, et puis a entendre TF1, la highline serait réservé à une « élite surentrainée ». J’ai compris qu’en visant des petites étapes, sans se presser, sans se faire mal (ce qui implique de ne pas se faire trop peur), la highline est bien plus accessible que ce que l’on pense et sa pratique peut nous apporter beaucoup.

Un grand merci à Matthieu, Antoine et tous ceux qui étaient présents. A bientôt autour d’une slack,  d’un pan, d’un pot, d’une falaise, d’un arbre, d’un géranium… ;)

 

Photos: Anne-Sophie de Jacquelot

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 20:43

Deux semaines, trois highlines. Voilà qui commence à être productif ! Là je peux commencer à m’habituer au manque de sol et prendre de la confiance ! Le tout est de ne pas perdre le rythme, faut préparer la prochaine ! Mais avant, permettez-moi de me délecter du souvenir de mes traversées.  

Ce triplé commence par un retour à notre passerelle préférée. On faisait pourtant pas les fiers Damien et moi, en se téléphonant au petit matin, le vent du Sud soufflant fort et promettant son lot d’intempéries. Qu’importe, cette petite tempête n’est que quantité négligeable devant les orages qui se déchaînent dans ma tête ces derniers temps. J’ai besoin de traverser cette ligne, besoin d’aller percer les nuages par moi-même.

Arrivé sur place, la passerelle est un roc mais l’arbre tangue un peu. Je prends un peu le mal de mer en posant les ancrages. Damien s’occupe du matos côté passerelle.

Premier pas

 

 

Merde, c’est la deuxième fois que je me retrouve au départ de cette highline et elle me fout toujours le trouillomètre à zéro. Alors Rémy, encore cette question : cerveau ou pas de cerveau ? Disons un demi avec du rab de cortex (y a du progrès, vive la décroissance !) Après moult « j’y vais, oh et puis non », j’avance de deux pas. Là les doutes s’en vont,  ce qui doit être fait est clair et simple, je sais où je vais.

 

 

 

 

 

 

Damien dans le vent

Damien a encore donné de sa personne pour nous prouver que le système sangle-ancrages-longe résiste bien aux vols à répétition. Il ne lui manque pas grand-chose, un peu de technique peut être mais surtout de la douceur dans ses mouvements et sa respiration. Comme dit Fred Pascal, le monteur du festislack de Saint Laurent d’Aigouze et poète à ses heures, « il faut faire comme si tu caressais les nuages ». Hugo et Anne-So’, nos collègues slackers  s’offrent leur baptême du vide avec une belle envolée pour Hugo. Là c’était net : pas de cerveau ! Félicitations, tu iras loin dans la highline mec 

 


Une semaine plus tard, c’est à Annecy que je traîne mes basques pour dé-glandouiller mon dimanche. Le blog de slack.fr et l’affiche de l’évènement promettent highline toutes installées et la présence de highliner et highlineuse  de talent et, je le découvrirais plus tard, à la bonne humeur communicative. J’ai beau avoir passé des heures sur la slack, je suis un bleu en manip de cordes. Et du coup ça a fait tout drôle à Ingrid de me voir consécutivement demander comment on fait une remontée sur corde et enchaîner aller-retour la première highline (j’ai beaucoup sourcillé mais de dos, ça ne se voyait pas !)

Nom d’un Dean Potter! c’est que j’ai progressé depuis la semaine dernière ! La peur et la tremblote sont toujours là mais domestiquées. Je ne pinaille pas plus de trente secondes avant de poser le deuxième pied et mes rares chutes ne se finissent pas pendu comme un saucisson au bout de sa ficelle, mais en cochon pendu.

 


 

 

Voilà que gonflé de confiance par ces traversées de la petite ligne, je me prends à rêver de sa grande sœur de 35m. J’ai du laissé un bout de mon cortex préfrontal à Lyon c’est sûr ! Un pied devant l’autre et on recommence, les mains grandes ouvertes pour choper la slack en cas de chute, quant à la tête… elle n’a qu’à fermer sa gueule ! Et ça passe ! Je remarque au passage que la sangle plate, est super tankée et ça fait la différence. Pas plus de 50cm de flèche au milieu. Avec une tubulaire j’aurais moins fait le fier !

Mais on ne remplit pas une après-midi comme celle là qu’avec des traversées. J’ai rencontré ou retrouvé pleins de slackliners, amateurs ou passionnés, débutants ou mutants, que j’espère revoir très bientôt. La bise à Arnaud, Matthieu, Antoine, Albin, Sebastien, Jelana, Ingrid, Damien, Edouard, Mélanie, Charles…

Bon les Eki-Libreux(ses), vous venez avec moi la prochaine fois ? 

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 09:16

 

 

Combien de personnes ont commencé la slackline avec en tête de goûter au caviar de l’équilibre, perché en hauteur avec le vide sous ses pieds ? Profiter d’un cadre magnifique même si durant la traversée les images s’effacent pour laisser tout l’espace aux sensations.

Passerelle Dadjéguiré 6

 

 

 

 

« Marches, ne tombes pas. » 

 

 

 

 

 

 

Sourire en voyant les photos de soi sur le fil, dans un état second et qui se rapproche pour moi de quelques chose de primaire, non loin de l’instinct de survie. Je n’ai pas commencé à slacker avec cet objectif mais quand j’ai découvert des vidéos de highline j’ai pensé… Putain je n’ai jamais rien fait de semblable… Est-ce que j’en serais capable?… Je suis allé me casser les dents sur deux highlines. C’est bien mignon de partir seul tester les installations des autres mais il y a un moment où il faut savoir partager.

 

Passerelle Dadjéguiré 2

 

 

Alors hier, je débarque à la passerelle de la Feyssine avec 20kg de sangles, corde, mousquifs et ancrage sur le dos et je commence le fastidieux montage de ce que je serais bien tenté d’appeler ma highline. Ouais franchement j’en ai chié. Sur le catalogue des erreurs il y a des grands classiques :

Oublié de passer les huits avant de refermer le système, montage primitiv’ qui se défait en le montant dans l’arbre, élingues qui se mettent de travers au moment de serrer… Quelques petits regrets aussi : ma corde statique est trop fine pour être retenue par le grigri. Je le substitue par une poulie traxion en sachant que de 4 à 6,6kN la gaine ne tient pas le choc. Donc PAS BIEN, et à ne pas refaire, je vais me trouver un autobloquant meilleur que celui là.

Evidemment j’aurais été un peu plus nombreux ça aurait facilité les choses. Mais bon, la cuite de la veille a été violente pour tout le monde (hein Greg ;)

 

 

 

 

 

 

Passerelle Dadjéguiré 1

J’ai cliqueté le primitiv’ depuis mon arbre, envoyé un rappel en mode GIGN sur une corde passée sur la slack pour vérifier la solidité. Un petit plomb bras tendu pour se rassurer (celui qui a dit chochotte, ben… attends voir que je progresse enflure !) et c’est parti. Deux petits vols plus tard ça passe aller-retour. Heureux ! E-R-E ! Ce que j’aime les premières fois ! Je laisse la place aux amis. Damien, ancien skateur, en connait un rayon sur les chutes, ça lui fait pas peur ! Le côté « high » lui fait quand même son petit effet. D’un côté ça me rassure: il ne suffit pas d’être un guerrier dans l’âme pour traverser, il faut vraiment réapprendre à marcher. Je me rends compte que sur cette ligne je profite réellement de mon expérience de Millau et de St-Laurent-d’Aigouze. Il faut dire qu’elle est parfaite pour commencer, courte, pas trop haute et le sol surélevé du côté des ancrages diminue la sensation de gaz

Six ou sept plombs plus tard (il fait pas d’omelette sans casser d’œufs le bougre !) on sent qu’il a chopé le truc, le virus. Mais il a grillé pas mal de cartouche en remontant au leash et Jess veux aussi son baptême du gaz. Et oui, depuis la passerelle ça parait pas grand-chose, mais les deux pieds sur le départ ça semble être de la folie furieuse ! L’apprentissage, que dis-je, le parcours initiatique de Jess doit commencer par la chute et ça fait pas plaisir. Encore une activité de maso la highline, parce qu’on a beau détester tomber, et savoir que ça va arriver encore et encore, l’envie de marcher est toujours la plus forte. La dernière tentative est celle de Guillaume, et elle relève de l’héroïsme. Imaginez notre Guillaume qui n’a pas plus deux ou trois sessions à son actif, mort de trouille devant la slack depuis dix minutes, partir comme une balle, faire quatre pas et voler ! Ca relève de la charge de viking. Je lui donnerais le Valhalla sans concession.

Passerelle Dadjéguiré 5

Au démontage grosse frayeur : après avoir fait sauter deux crans du primitiv’, rien ne bouge. On a beau tirer comme des mules dans tous les sens rien n’y fait. La banana s’est retournée et bloque la détente. Un moment je crois devoir couper la sangle et finalement… en tirant/poussant sur la dernière boucle du primitiv plutôt que l’extrémité sortant de la banana ça passe. Ouais c’était logique en fait. Dernière bonne surprise : la police municipale arrive alors que je suis perché dans un arbre à m’acharner sur le mouflage, nous voit, et passe sans s’arrêter. Super bueno ! Cerise sur le banana split, en choisissant d’autres arbres on peut augmenter sans peine la longueur de la slack.

Gros gros merci à tous ceux qui sont venu pour nous soutenir dans ces moments de terreur intense. Et merci à Hélène qui a pris les super photos que vous voyez sur cette page. Allez visiter sa page facebook : Helene’s photography.

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 17:22

Samedi 4 septembre, départ en solitaire de Lyon. Mes compagnons d’expéditions sont retenus au bercail ce week-end. Qu’à cela ne tienne, seul, c’est plus facile de faire du stop…  D’ailleurs, alors que je parlais slackline à un rebouteux local s’y connaissant en alignement des énergies, je reçois cet étrange conseil :

« Fais confiance à tes pieds »

… Ok… ce sera le thème de méditation de la semaine.

Festislack-de-St-Laurent-d-Aigouze 0303

Arrivé au parc accrobranche, après quelques formalités (montage du bivouac, signature d’un petit papier me donnant le droit de me disloquer joyeusement les articulations sans répercussions sur le casier judiciaire des organisateurs), je découvre le terrain de jeu. Un petit coin rendu paradisiaque par la présence de ses lignes, élégantes, audacieuses…. Hum… pardonner moi je m’égare dans trop de lyrisme. Les lignes, disais-je, se propulsent au dessus de la rivière, poussent de tous les arbres et sont parfois garnies d’accueillants crash pads et de rassurantes cordes statiques.

Premier défi : dépasser le rivage sur la waterline de 85m tendue au dessus de la Vidourle. Vent, eau et équilibre sont des ingrédients complexes à mélanger et après des dizaines d’essais et de chutes, personne ne s’est mouillé. En respirant avec le ventre, j’arrive juste assez loin pour faire plouf… ou plutôt SHPLAAAAAAFFFF !!! Ok la petite waterline de 14m est bien plus sympathique en fait, quoi que pas donnée au premier essai.Festislack-de-St-Laurent-d-Aigouze 0339

 

 

Le soleil se couche et la fiesta commence. Le sound system nous fourni en good vibes, et malgré les bouteilles de pif qui se vident, les slacklines éclairées sont toujours bien squattées. Quand à ceux qui font la fête sans élever leur taux d’alcoolémie, on les reconnait sans peine : ils sont perchés sur la highline! En bas on se fend la poire sur la jumpline et on engage des backflip grâce au system d’assurage mis en place par Christian et Tancrède. Pendant que les lumières sont éteintes et que la plupart des gens s’initie au Marseillais (l’habitant, pas la langue) en regardant  Les quatres saisons d’Espigoules , je retrouve les joies des bolas enflammées avec Marion, Jo’, Bab et d’autres. Que du bonheur je vous dis !

 

Festislack-de-St-Laurent-d-Aigouze 0323

Le 2è jour on est bien crevé. Ca n’empêche pas Tancrède de nous faire rêver avec un enchaînement aller-retour, couché, pendu par les pieds, saut de gibbon sur la highline de 30m (avec un encordement digne de l’alpinisme des années 30). Quant à moi j’aurais fait non pas deux pas, ni trois pas mais bien UN pas sur la highline avant de renoncer. Et oui, procrastination quand tu nous tiens…

Festislack-de-St-Laurent-d-Aigouze 0322

Au final, un grand merci à Fred, Christian, Tancrède, François, Titi, Anton, Elsa, Mathilde, Jean Yann, Bab, Jo’, Marion, Alex, Rémi, Bab, Pierre et tout ceux et celles dont je ne connais pas le prénom et qui on participé à organiser le festislack et à y mettre une pure ambiance. Merci aussi à l'asso des Nouveaux Funambules, et au parc accro-branche d’Indiana River qui a accepté d’héberger l’évènement pour que dalle. Parce que oui, il faut le préciser, l’accès au matos mis en place et au camping était totalement gratuit !!! Merde ça vous remue pas un peu un truc comme ça dans le monde dans lequel on vit ? En tout cas je suis maintenant un converti. PAF ou pas, je serais au rendez vous l’année prochaine.

Festislack-de-St-Laurent-d-Aigouze 0360

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 22:22

La slackline c'est le must du minimalisme, deux ancrages, une sangle, un système de serrage et y a de quoi s'amuser pour une vie. Hum... j'oublie quelque chose? Ah oui! les arbres...

Contrairement à ce que je pensais au début de ma pratique, trouver un bon spot pour poser sa slack n'est pas si simple que ça. On préfère avoir de l'herbe sous les pieds, on voudrait débuter ou au contraire battre des records de longueurs. On voudrait même la poser en hauteur, et là il faut bien chercher et prendre chaque lieu qui nous parait approprié comme un cas d'étude (j'en reparlerais surement dans quelques années quand j'aurais ouvert assez de highlines pour avoir de l'expérience là dedans :)

 

Alors voilà je me décarcasse pour vous (en fait aussisurtout pour Eki-libre notre cher asso qui monte qui monte :) et je vous offre en exclusivité mondiale (si si) la première carte des spots de slack lyonnais!!! L'image ci dessous est un screenshot habilement retouché sur paint, mais vous trouverez un lien direct vers la google map en marge du blog. Par là quoi --->>>

 

google map

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 12:27

Il y a deux semaines j'allais tendre ma slack à la friche.

Longueur: entre 15 et 20m

Hauteur: environ 70cm

Tension: forte car cette sangle est trèèès élastique

Etat: bon, quelques mini déchirures mais rien d'inquiétant. Sale, la terre des précédentes sessions n'a pas été nettoyée.

Usage: Intensif c'est-à-dire initiation pour deux personnes en même temps et petite démo ou je me laissais rebondir dessus debout-assis-debout.

 

Conséquence: une des mini déchirure est devenue une véritable zone de faiblesse.

 

Slackline 0188

 

Cette déchirure même si elle reste en surface de la sangle est vraiment inquiétante. Elle est apparue proche du côté de la boucle cousue, là où le départ est le plus fréquent. Il me semble que tout comme une corde d'escalade, une sangle de slackline ne doit pas être utilisée avant d'avoir été lavée. Sâle, elle perd de ses qualités et risque de s'user prématurément.

 

Conclusion: Pour l'utiliser en toute sécurité je ne me servirais plus de la boucle cousue, il va me falloir un autre système d'ancrage (noeud/bricolage ou linelock/solution commercialisé). Il serait par contre intéressant de la retendre à pleine longueur dans des conditions maîtrisée (périmètre de sécurité et protections) pour vérifier la résistance et la durée de vie d'une sangle pareillement abîmée.

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