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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 18:26

 

Il y a une semaine se tenait à Millau la 3è édition des Natural Games. C’est ce festival et les gens qui le font vivre qui m’ont indirectement amené à faire de l’escalade, il y a maintenant un peu plus d’un an en découvrant cette vidéo :

 

 


 

 

Les images de la voie ultime femme, plein gaz dans une proue surplombante magnifique m’ont mis mes premières fourmis dans les avant bras. J’ai pu me déplacer pour la 3è éditions il y a une semaine, mais ce n’était pas pour l’escalade…

Donc jeudi 25 juin je débarque à Millau grâce à mes cousins et amis Arnaud et Romain. Si j’ai avec moi slackline et matos de grimpe, eux, ont permis et voiture et leur motivation est surtout de se casser de la ville pour voir du paysage. Moi, je suis tout égocentré car je suis venu relever un grand défi (grand en comparaison avec mon petit nombril) : faire mes premiers pas en highline ! Et putain j’en aurais rêvé de cette highline en m’entraînant au sol, je l’avais tellement traversée en pensée qu’à l’approche de la date je me sentais parfaitement capable de le faire. Franchement c’était un peu con, je n’ai même pas suivi mon petit adage maison : « Être prêt à tout et ne s’attendre à rien. » IMGP6702

Quand nous sommes arrivé jeudi après midi sur le site du Boffi, c’était pas la grande forme. Vous savez, on réussi toujours mieux ce genre de défi quand on vient de décrocher un rencard avec Scarlett Johanesson, qu’on a trouvé un job dans la boite de ses rêves ou bien qu’on a enchaîné son premier 7a à vue. Bon, en gros rien de tout cela n’était récemment arrivé ni à mes couz’, ni à moi et aucun parfum de performance ne flottait dans l’air. Qu’à cela ne tienne, j’étais venu pour essayer pas pour envoyer la king line de 85m à vue. J’enfile mon baudrier, j’enlève mes chaussures et je viens me caler au départ « découverte » baptisé Bunny Line : 12m de long pour environ 15m de hauteur.

Je salue les quelques slackers déjà présent et laisse passer un gars devant moi. Il envoi la slack à l’aise, sans trembler. Au deuxième aller retour je me rends compte que sa longe de sécurité est accrochée aux passants de son jean. Le troisième aller retour se fera en solo intégral. Une demoiselle me rassure « Don’t worry, Jan is very steady when he free solos. » Ok ben j’ai aucun worries à me faire alors… Je me force à regarder, crispé comme si c’était moi sur la slack, mais effectivement aucun déséquilibre ne vient ponctuer sa traversée. Bon, c’est mon tour maintenant, je m’encorde  à la slack et à califourchon je m’éloigne de deux bons mètres du bord de la falaise…

IMGP6716Deux jambes dans le vide. Je monte le premier pied sur la slack. Appel d’air. Je vacille légèrement. Tout en tentant de respirer normalement, je monte avec d’infinies précautions mon deuxième pied. Mon regard est collé à la fin de la slack, au lustré du linelock. De l’autre côté, on m’encourage en anglais « Come on ! Just go for it ! » Ben voyons… Quand j’étais ado Nike en avait fait son image : « Juste fait le. » Une idée simple… dans la pratique j’ai l’impression que cela revient à déplacer des montagnes. Au bout d’une minute assis le regard fixe, j’hallucine : la falaise autour de l’arrivée est devenu bien trop lumineuse. Je redescend prudemment mes jambes et repose mes yeux quelques secondes.

Il me manque quelque chose, la fille avec qui j’avais discuté quelques minutes avant me le donnera, elle s’appelle Faith. Tout ce dont j’avais besoin pour déplacer des montagnes (ça ne s’invente pas J) Alors que je me remet en position de départ, je l’écoute : « Come on, you can do this ! Stand up ! » Je suis autant aspiré par le vide que par le sens de ces mots. Quelque chose résiste encore : « Fuck… » (oui quand je suis entouré d’anglo-saxons, je jure en anglais :p) la réponse ne se fait pas attendre « There is NO fuck, stand up ! »

A partir de là je ne me souviens plus de mon état d’esprit, juste des faits. Il m’a fallu quatre essais pour marcher. Je tombe quatre fois ; accroupi, puis debout, puis après mon premier pas, et enfin je traverse, un mètre, deux, trois… un déséquilibre, un mouvement brusque et la slack se met à vibrer sous mes pieds et jusqu’au sommet de mon crâne. Ce larsen finit par avoir raison de ma volonté… Suspendu, je grille mes dernières cartouches en me hissant au leash et en finissant la traversée en cochon pendu. IMGP6723

Voilà, peut être que je rêvais d’envoyer cette highline et d’épater la galerie en enchaînant sur celle de 22m mais en réalité j’étais venu pour repousser une limite et je l’ai fait. Le lendemain j’étais de nouveau là, et malgré les encouragements d'un charmant duo de grimpeuses, seul dans le vide je n’ai pas trouvé l’engagement qui m’aurait remis debout sur le fil.

Finalement en une petite heure j’ai appris deux choses très importantes sur moi. D’abord, le soutien des autres est inestimable et ce serait commettre une grosse erreur que de vouloir partir seul au devant de mes peurs. Deuxièmement, ma plus grande peur n’est pas de tomber ou de me faire mal, ce n’est pas non plus le vide en lui-même, c’est la crainte de faire l’expérience de la Peur, la panique, quand chaque cellule de notre corps nous dit que nos chances de survie sont épuisées. Je n’ai pas envie d’avoir un jour ce genre de cicatrice, même si je soupçonne que le savoir qui en découle est rare et précieux… à condition de pouvoir encaisser le choc.

Vous trouverez d’autres clichés dans mes albums photos. J’ai pris la liberté de ne pas mettre les images de solo intégral. Chacun est libre de repousser ses limites là où il le souhaite mais je ne veux pas participer à en faire quelque chose de spectaculaire, au sens premier du terme.

Prochaine étape : tendre ma propre highline, et la traverser avec mes amis.

See you later crazy highliners :D

IMGP6755

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 13:24

Note: j'ai écrit cette note une semaine avant les natural games donc il y a plus de deux semaines. Désolé pour l'abscence


Nous sommes samedi, il est 19h, il a plu toute l'aprèm' et le sol doit être détrempé mais j'ai très TRES envie d'aller slacker. C'est impérieux, il faut que je m'entraîne, parce que c'est pas en m'imaginant faire le malin sur une highline à mon premier essai que je ferais le malin sur la highline à mon premier essai!

Alors c'est parti. Direction parc de Parilly non sans avoir passé un coup de fil pour vérifier que mon cher ami slacko-grimpeur est toujours aussi flemmard que d'habitude. Yan tu te reconnaitras et tu pourras rétorquer (à raison) que quand on passe un coup de fil un samedi soir après une journée pluvieuse pour aller slacker au parc qui est "grave loin" de la Guillotière, il faut s'attendre à une réponse négative.

D'abord je m'en fout tout seul y a plus de chance de voir des lapins au parc... :D

Bref, je flane, passe devant le château d'eau en réparation et a une furieuse envie d'aller voir si la vue est belle de là haut. Deux minutes de discutions avec le vigile m'apprendront que l'endroit est surveillé jour et nuit par deux gardiens. Si un jour je me met au nin justsu j'irais peut être... Mes chaussures sont trempés quand je trouve un bon 30m entre deux arbres, aux dessus des fraises des bois (mutantes et toxique parait-il, moi je les ait juste trouvées croustillantes et insipides) Passons sur la session qui n'a duré qu'une trentaine de misérables minutes. Pourquoi? Parce que putain c'est plus compliqué que ce que je pensais de tendre 30m de slack tout seul! C'est pourquoi je vous propose quelques menus conseils pour gagner du temps sur le montage d'une pitite longline perso.

1) Les poulies!

Pour ne pas passer un quart d'heure à démeller vos poulies et peut être même à force de d'énervement décider de refaire passer la corde dedans dans le bon ordre, il y a UNE précaution à prendre à la fin chaque session: réduite la distance de corde entre les deux au minimum et lover le reste. Au montage vous détecterez les torons/torsades/twists rapidement et facilement et il n'y aura plus qu'à déployer le tout.

Deuxième point: Soyez généreux sur la longueur de corde fixe passant dans les poulies. Rien de plus énervant que de moufler 20cm par 20cm pour finalement démonter le linelock et remonter le tout.

2)Les élingues!

Avez vous remarqué que si la slack est détendue les élingues ne tiennent pas toutes seules à la bonne hauteur sur les tronc lisses? Ca peut paraître évident mais s'il n'y a personne pour la tenir à hauteur voulue en attendant d'installer le line lock et de tendre, ça peut devenir super pèt' glawi. Donc dans un PREMIER TEMPS: tendez juste ce qu'il faut la slack pour que les élingues tiennent. Dans un DEUXIEME TEMPS, mettez les élingues à la bonne hauteur. Et dans un TROISIEME TEMPS: allez tirer comme un gros bourrin sur le système de mise en tension, moufflez, double moufflez etc...

3) Le rangement du matos
Prévoyez une lampe frontale pour démonter le matos de nuit et ainsi prolonger la session jusqu'au dernier moment. De plus cela évite d'oublier votre bel autobloquant ropemen tout neuf perdu entre une feuille de chêne, un lapin et trois fraises de bois.

Bon slack!


A venir, la petite histoire de Rémy qui découvre la highline aux Natural Games de Millau. A tout bientôt

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:34
Connaissez vous le crew The Bad Slackliners? Ils se démarquent du commun des sangleurs par un amour démesuré du gaz et un ennui mortel pour la slack "entre 2 arbres". Leurs vidéos font bien souvent impressions et les deux dernières publiées à quelques jours d'intervalles portent des noms plutôt... évocateurs: Slackline Free Solo Accident et Highline breaks.
 
Petite parenthèse: je suis accroc aux vidéos de performances de tous styles, jongle, danse, manip' de cartes, skate, BMX... Elles me tiennent éveillé mieux qu'un fût de Red bull et il m'arrive d'y traîner jusqu'à des heures indues de la soiratinée (mot valise facilement décodable). Aussi addictives qu'un bol pistache et malheureusement parfois aussi mal appréciées que du caviar mangé à même la louche... Mais malgré mon addiction il y a un style de "performances" que je ne peut pas regarder: ce sont les grosses boites, les ratés, en deux mots, les owned videos. Sur youtube, le mot "owned" accolé à des activités telles que skate, free running, gymnastic ou encore backflip suffit à me faire revenir instantannément à la page précédente.... Vous ne voyez toujours pas ce que c'est? Alors quelques images valent mieux qu'un long discours.
 
Personnellement, pour le peu de séquences que j'ai regardé j'ai presque senti mes propres os se casser, mes muscles et tendons passer à la moulinette et des rampes d'escaliers venir me broyer les cou... bref, pour moi les vidéos de performances physiques sont très immersives en mal comme en bien.  Je grimpe comme Sharma en regardant Kinglines ou je tombe comme Dan Osman en voyant les images de son dernier rope jump.
 
Revenons à nos moutons qui ne se sont pas très éloignés. Il y a quelques semaines je lis "Slackline free solo accident"  ... merde, j'ai dû mal lire.......... "freesolo"............ "accident". Mon cerveau traduit en une fraction de seconde par "un-slackeur-amoureux-du-vide-et-de-la-vie-voulant-s'offrir-la-plus-grisante-traversée-qui-soit-va-se-planter-et-faire-le-Grand-Saut".....Je meurt un peu par anticipation... Une seconde plus tard je me reprend: si les Bad Slackliners cherchent le frisson de la highline c'est qu'ils aiment la vie et la respecte, et un mort par highline sur le blog de slack.fr ça fait un peu tâche quand même. Je lance la vidéo...ouf, je ne me suis pas trompé. regardez par vous même: tellement amoureux du gaz qu'ils essaient de lui faire de GROOOOS calins 

 
Bon au final, à part la petite mise en scène justifiant le titre racoleur, ça envoie grave du lourd non?
 
Deux jours plus tard je me reprend une claque en lisant le titre de leur dernier montage vidéo: "Highline breaks"...  Je me dit amèrement "moment historique, nous voici à la date du premier accident mortel de highline". Quelques secondes de vidéos plus tard apparait le "véritable" titre, "what happens when a slackline breaks" Aaaaah bon! Pas de souci! bien au contraire! remarquable initiative!
J'explique ma joie pour les non initiés: comme dans la plupart des activités "loisirs" à risque, le highliner a toujours deux assurances vie, il est accroché à la sangle sur laquelle il marche et à une corde tendue plaqué sous la sangle, donc si la slack pète à cause de trop grandes forces de tension, il y a  toujours l'assurage de back up pour assurer ta sécurité (pour peu que les choses aient été bien faîtes). Comme je vous disais il n'y a jamais eu à ma connaissance d'accidents de type ma-slack-a-cassée-pendant-que-je-marchais-dessus donc rares sont ceux qui ont pu tester en situation leur système d'assurance secondaire. Voilà qui est fait! merci à eux et chapeau bas, il fallait oser!

 


 
 
NOTE POUR CEUX QUI SE DISENT "PUTAIN MAIS ILS SONT COMPLETEMENT BARJO!!!!", je répondrais "meuuuuh non, je passais par là le jour de cet essai (true story :) et je peut dire qu'ils ont beaucoup de matos et au moins 3 demis cerveaux, c'est bien plus qu'assez pour sécuriser l'essai". Explication: quand on decide de couper la slack qui nous relie au sol pour voir si la corde de backup va tenir la chute, on ajoute un TROISIEME système d'assurage. Toutes têtes brûlées qu'ils sont, je ne sais pas si un bad slackliner aurait été volontaire pour un essai en mode "ça passe ou ça casse". Sur la vidéo on voit bien la corde rouge et détendue (de manière à ce qu'elle ne perturbe pas l'essai qui concerne la corde tendues le long de la slack) qui est ajouté "au cas où"...
 
Je dois avouer qu'au moment où j'ai décidé d'écrire une note sur ce sujet j'avais en tête de pousser un petit coup de gueule. Parce que les morts en escalades, alpinisme, paralpinisme, ski de randos, parapente, etc ne sont pas rares et sont à chaque fois un choc pour les tous les pratiquants ayant conscience des risques qu'ils encourts. Et moi j'en ai très conscience et ça me fait flipper. J'ai remarqué en un an de pratique de l'escalade, et en m'intéressant de plus près au monde de la montagne, des falaises et des salles d'escalades, que beaucoup de conversations finissaient par un éventail d'erreur à ne pas faire, et que d'autres ont fait et l'ont parfois payé de leur vie. Avoir connu une de ces personnes me rend un peu réac' sur ce thème humoristique (pardonnez moi, je n'ai pas "l'habitude" )
 
Bien evidemment il faut reconnaître que ça attire le badaud. Faudra que je pense à un truc comme ça pour mon blog. Genre un snuff movie avec des meufs à poil en solo intégral sur highline. Ouais je vais devenir riche avec ça
Bon, sans rancune les Bad Slackliner, vous n'êtes pas guidé par l'appat du gain mais Julien a de toute évidence un humour un peu particulier. Mais il le dit lui même "Bad Slackliner, bad idea" 
Continuez d'apporter du rock'n'roll au monde de la slack et de la highline, faîtes vous plaisir et restez en vie!
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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 10:48

http://blogue.ekimondo.com/wp-content/uploads/2008/07/mount-everest-trash.jpg

Au mois d'avril dernier une expédition de nettoyage de l'Everest a été lancée. Elle est maintenant finie et les résultats sont encourageants. Néanmoins il faudra plus qu'une expé de 10 sherpas pour ramasser les dizaines de tonnes de déchets qui se sont entassées là haut.

 

Lire l'article de Libération.

 

Lire le bilan de l'expé sur le blog de Cialo, la marque de matos sponsor de l'opération.

 

Remarquez la manière dont le blog écrit "réussite totale" mais pas un mot sur les dizaines de tonnes qui restent à récupérer, et ne parle pas du tout  de la récupération des corps des victimes de l'Everest. C'est sûr, quand on sponsorise une expé comme ça on préfère passer pour 200% écolo qu'associer de près ou de loin l'image de la mort à sa marque (surtout quand on est une marque de matériel d'escalade/alpinisme! je le conçois aisément).

En revanche la presse en a fait ses choux gras morbides et plusieurs titres d'articles sur internet laisse entendre que le but de l'expédition était de "débarasser l'Everest de ses cadavres". D'après les quelques articles que j'ai épluchés, l'objectif de départ est uniquement de ramasser des déchets. Il se trouve qu'en ramassant au dessus de 8000 (la fameuse "zone de la mort": 30% d'oxygène et pas de secours véhiculé possible) ils y ont découvert 5 dépouilles qu'ils ont décidé de ne pas laisser sur place. Pour plus de chiffres et d'info sur les morts de l'Everest, démerdez vous sans moi.

 

Revenons à nos vivants. Certains ont estimés qu'environ 100 tonnes d'ordures sont répartis sur les différents camps menant au sommet. L'Everest étant un sommet media-mythique, de nombreuses équipes d'hymalayistes se sont succédés pour des opérations de nettoyages, vous pouvez en lire plus à ce sujet ici. J'y ai appris qu'il n'y a pas que des amoureux de la nature et de l'effort qui montent là haut puisque 56 000 bouteille de bière ont été ramassées au pied  de la montagne (et ouais, au dessus de 7000m, personne a envie de s'envoyer une mousse, bizarre hein? )

 

http://blog.surf-prevention.com/wp-content/uploads/2009/06/istock_000007402027small.jpg

Maintenant cher lecteurs et lectrices, galvanisé par l'exemple de cette poignée de sherpas et pour leur rendre hommage, je propose que lors de nos sorties au parc/quais/plage/falaise... en compléments du ramassage de nos déchets, nous ramassions les quelques mégots/capsules/papiers... qui trainent à portée de main. Même pour les non sportifs, jusqu'à 3000m d'altitude c'est facile, ça ne mange pas de pain et ça fait plein de B.A. qui boostent le karma et vous aidera à être beaux et intelligents (attention, si en lisant ceci vous vous êtes dit que vous étiez déjà beau et/ou intelligent, votre karma viens de baisser en flèche, il faut aller le remonter de suite )

 

Au passage, je vous souhaite un bon été avec beaucoup de pleine nature pour recharger les batteries.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 11:34

Journee-de-la-slack 0586

Un soleil blanc passe à travers la fenêtre. Je me soulève avec un grognement mi tête-dans-le-cul mi "back-among-the-living". J'aimerais m'osthéopathiser le cou maisma main-oreiller n'a pas encore retrouvé de sensations. Faut la secouer sinon les globules ils restent en bas! (Mouahahaha....) J'inspecte un jus de pomme douteux et me rabat sur une bouteille d'eau que j'attrape au troisième essai. C'est pas chez moi ici, mais tout le monde dort. Pas faim, pas de motiv' croissant. Juste envie de poser mon smile de la veille sur le papier, euh la toile, enfin les bits... P***** de technologie impersonnelle, un jour je ferais un blog épistolaire écrit à la plume...

 

Journee-de-la-slack 0581

 

Journee-de-la-slack 0601

Les smiles d'hier, ils sont à base d'équilibre sur un pieds ou deux, sur 5m ou 25m de longueur, à base de réussite et d'échecs, de pain-vin-saucisson-fromage sur l'herbe et de pleins de gens de bonne humeur: bambins, parents, ado/adulescents... Hier c'était la journée de la slackline à Lyon. En tout 8 sangles plus ou moins longues et larges et tendues pour autant de niveaux différents traversaient le petit parc de Bellevue.

 

Oups dans mon brouillard j'ai oublié de préciser l'info la plus importante: Une asso' de Slackline a vu le jour à Lyon, elle s'appelle Eki-Libre et j'appelle tous les curieux, intéressés, aspirants, apprentis, confirmés, experts, maîtres, retraités de la slackline à se joindre à l'asso!

 

 

 

Journee-de-la-slack 0597

Léo, qui est un des trois mousquetaires de la slack a avoir mis sur pied Eki-Libre avait organisé les slack par difficulté

comme au ski: piste verte à noire. Et tout le monde y a trouvé son compte. Léo est le spécialiste des transferts entre slack, quand je le vois faire je me dis que j'ai trouvé un monkey collègue. Les enfants et les amis qui ont découverts la fameuse sangle molle ont kiffés (Gros bisous à Camille et Eddy, et pis à Gromath et Gaëlle qui ne sont passé qu'en coup de vent malheureusement). Enfin, comme clou tordu de la soirée: nous devions tendre ma slack de 50m, et à mon grand dam' et celui d'Enzo qui cherchait de nouveaux défis, la pluie, la nuit et le doute quand à la solidité des arbres nous a fait renoncé. Ce n'est de toute façon que partie remise! (50m HAHAHA!!! 50m HOUHOUHOU!!! 50m MO-TI-VÉ!!!!!!)Journee-de-la-slack 0611

 

Le reste de la soirée se perd dans un maëlstrom de vieille chanson française                        sentant bon le renfermé, de vin rouge trop jeune, et de cigarette recueillies dans                      les boites à mégot (on est pas des vandalistes des pelouses nous!)

 

Journee-de-la-slack 0622

Pour finir, un grand merci à Léo, Enzo et tous les gens qui ont monté le Bellevue Festival et la Journée de la Slack, d'une part pour l'organisation, et plus personnellement pour m'avoir embarqué dans leur passion. 'Roh bisous à vous!

Pour plus d'images, allez voir le PREMIER ALBUM PHOTO DU BLOG (champagne! )

 

Oh! J'allais oublié, si un jour la slack semble ne pas vouloir de vous et vous vous retrouvez invariablement le cul sur la pelouse, faîtes le plein de sérénité et de concentration en écoutant ça.

 

 

Initialement, je voulais mettre "Sleepy Seven" de l'album Animal Magic  de Bonobo mais il est pas dispo sur Deezer, trouvez le par vous même, c'est de la paix intérieur en barre tout comme ce remix de Gorillaz. Bon j'entend les collègue qui se lèvent. Je vais mettre un futal quand même... et aller, va pour la motiv' croissant pain au choc' 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:59

banniere bellevue

Si vous êtes Lyonnais ou de passage à Lyon du 21 au 27 Juin prochain, ne manquez pas le Bellevue festival qui se tiendra sur l'espace vert du même nom à la Croix Rousse. L'évennement est organisé par l'asso ArtGens; les mots d'ordres sont partage et ouverture, chacun est invité à profiter des activités et à en proposer (slackline, jeux de société, capoeira, danse, taïchi, tricot...) . Le tout entouré de picnic midi et soirs, de musique (acoustique, les voisins n'aiment pas trop les basses :P ) et de projections en plein air le soir.

J'ai une affection toute particulière pour ce petit festoch' car j'y ai traversé mes premières slackline avec l'aide de deux équilibristes fort sympathiques, Léo et Enzo. Grand merci à vous!


Au prochain post: mes premières impression sur le kit sputnik de slack.fr !

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 14:33

Êtes vous pour ou contre la protection de la nature? Laissez moi répondre à votre place, vous êtes pour. Aujourd'hui, quiconque prétendrait le contraire passerai pour un nazi passé à travers les mailles de Nüremberg.

En fait il serait plus juste de poser la question suivante: de quels conforts quotidien seriez vous prêt à vous passer pour aider à préserver la planète?

Ah, ça fait déjà plus réfléchir là...

Et quand pour réintroduire des espèces menacées dans un milieu naturel on interdit purement et simplement la présence de l'homme en ces lieux, est ce légitime? Est ce que nous devons absolument abandonner ce qui nous fait vibrer pour le bien de la Nature?

"Mais bien entendu!" répondrons les plus fervents protecteurs de notre environnement trop presser d'expier les pêchers de l'Homme à l'égard de notre terre nourricière. Et sûrement beaucoup d'autres d'acquiescer ou simplement de rester silencieux en se disant que en effet, l'Homme a assez détruit les animaux et les plantes comme ça et qu'il devrait se contenter de surfer sur son iphone 3g au parc municipal s'il veut prendre un bol d'air frais (ce qui n'est pas si innofensif que ça pour la flore et la faune soit dit en passant)

Quel que soit votre "camp", jetez un coup d'oeil à l'article suivant sur la réintroduction de rapaces sur de larges zones de la France dont l'accès deviendrait interdit malgré la passion et le respect des lieux (de la plupart) des grimpeurs qui souhaitent continuer de grimper, des randonneur qui souhaitent continuer de randonner etc...

Voici des arguments "pro-grimpeurs" qui sont loin d'être "anti-écologistes":

"Si on ne peut aller que vers une meilleure protection du milieu naturel (ce qui ne veut pas dire plus hégémonique), pourquoi ces projets sont-ils associés à du merchandising touristique auprès des communes, sinon pour en faire des “zoo à ciel ouvert” et inciter les partenaires à y adhérer puisqu’on promet des retombés économiques à la clefs (campagne de communication, webcam sur les nids, labels, etc…)? N’est-ce pas une façon d’artificialiser le milieu naturel au nom de grands principes de “biodiversité”, telle une arche de Noé fantasmé, où la nature n’est plus seule régulatrice de son équilibre mais pantin de certains courant de pensée qui en aurait fait leur jouet et leur profit?" 

                                                                                                                                              Jérôme Rochelle, sur son blog

"Tribu fragile…. les grimpeurs sont une proie qu’il est facile de sacrifier à une «écologie de bazar». Les mesures «conservationnistes» que cette politique génère considèrent souvent l’homme comme un intrus dès qu’il quitte les sentiers battus ou balisés d’un univers concentrationnaire où la société dite « moderne » semble vouloir le confiner. En ce monde aux valeurs de plus en plus virtuelles, la «sacralisation» de la nature se vend bien."

                                                                                      Citation du regretté Rainier Munsch, guide de haute montagne

 

 

PS: Cette note représente ma réaction par rapport à un article mais ce grand débat mériterait pour s'enrichir de consulter ornitologues, grimpeurs et ornitologues-grimpeurs (vous en connaissez?) ou au moins un forum bien fréquenté (vous en connaissez? ).

PS2: Si vous trouvez une belle photo de grimpe avec rapace pour illustrer cet article envoyez moi le lien et vous gagnez un bisou sans date limite d'utilisation

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 19:31

Slackline 0287-copie-1

C'est Noël en plein moi de mai! Je viens de recevoir un colissimo signé Slack.fr

A l'intérieur, double poulies, corde fixe, elingues "tree-friendly", mousquetons ovales à vis, et... CINQUANTE METRES DE SANGLE!!!

Et là vous devez vous dire, "pour s'acheter un kit avec 50m de slack il doit déjà pas trop mal maîtriser!". Mais en fait pas du tout! Le Rémy usuel ayant une très nette tendance à avoir les yeux plus gros que le ventre, il achète le meilleur matos cash après avoir traversé sa première sanglounette discount sur une huitaine de mètres.

Dés le premier essai j'ai pris une grande claque. Que ce soit sur 10 ou 20m, son comportement est élastique, et réagi a chacun de mes appuis. Excellent pour le surf mais attention aux retour de sangle quand on tombe du milieu de la slack!

Slackline 0482CIMG5660

Pour ce qui est du matos,

LES POINTS +++

Les élingues, bien resistantes et longues, qui n'âbiment pas les arbres

Le line lock, pratique, facile d'utilisation, LE point à ne pas lâcher des yeux (quand on l'a en face hein...) en longline parce qu'il est tout brillant (un petit bijou je vous dit!)

Le sac de transport bien classe.

Les conseils des gars de Slack.fr sur leur site et par téléphone (Merci Charles! )

LES POINTS - - -

Besoin d'un système autoblocant (du type mini-traxion petzl) pour tendre les 50m.

En tendant la slack seul avec un renvoi en plus des double poulies, le frein de la poulie fini par lâcher du mou. Etrange car il est censé supporter à lui seul 900kg. Embêtant  car à force de répétition ma corde fixe est déjà molle en plusieurs endroits. Serait ce la provenance des poulies (Slack.fr a du en commandé à des confrères car il y avait rupture de stock) ou bien le diamètre de la corde fixe trop faible (11mm)? Dans tous les cas, ne pas oublier de faire des têtes d'alouettes bien serrées avant de monter sur la sangle.

Par ailleurs cette corde a tendance à aller se loger entre la structure de la poulie et le roulement. Cela n'arrive que quand le système est détendu. Attention à ne pas tirer comme un bourrin si vous n'avez pas vu que la corde était coincée. La seule chose à faire ensuite serait de couper...

 

CIMG5655

BILAN (provisoire)

Slack.fr fait bien son boulot en proposant du matos spécifique de qualité qui est une excellente alternativeau bricolage de sangle décathlon. Comme la discipline est relativement jeune et a explosée tout récemment, la plupart des équipements proposés proviennent de domaines différents (escalade, je devine cirque/élaguage pour les élingues...) mais certaines pièces spécifiques (linelock, banana, double poignée, et le fameux CHILL) méritent de considérer l'achat même si on est un adepte de l'artisanal.

 

Personnellement, j'aime acheter directement à ce genre de petite entreprise qui essaie de faire leur business en partenariat avec des passionnés pour leur permettre de vivre de la slack et d'aller envoyer du gros partout!

 

Ensuite je garde ma slack artisanale discount car elle est parfaite pour s'initier et pour se perfectionner en figures et jump (plus large, plus confortable pieds nus, moins souple pour des impulsions plus maîtrisées...)

 

J'essaierais de vous ramener des jolies photos et qui sait, si j'ai du temps et du matos, de jolies vidéos. Mon objectif est de traverser à l'aise les 50m avant les Natural Games (du 24 au 27 juin) pour tester ma première highline. En attendant, bon courage à tous dans vos quêtes d'équilibriste

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 22:17

 

 

Bienvenue sur le blog du Rem's qui parlera d'escalade mais pas que...


Petit compte rendu  sans prise de tête d'une après midi pluvieuse.

 

Quatre grimpeurs, un chien, une voiture, assez de motivation pour braver la grisaille, tous les ingrédients réunis pour une après-midi pépère au bord du caillou.

 

Parti de Lyon, tous les regards sont rivés sur le pare-brise. On prie pour ne pas avoir à mettre le moindre coup d’essuie glace avant d’arriver. En fait c’est à peine posé au pied de notre secteur (Du côté de chez Fred) et coupées les premières tranches de sauc’ que l a pluie commence à tomber, et ne s'arrêtera pas avant une heure ou deux... tant pis pour l'échauffement dans le 5 et les voies plaisir dans  le 6 :(

 

Cela dit c'est un excellent test pour notre groupe fraichement formé. Petit topo du moral des troupes:

 

Crept-sous-la-pluie 0247

Gilles est/était chaud d’envoyer de la perf’, un 7b de la grotte lui fait de l’œil et là c’est pas un coup au moral qu’il se prend mais une petite montée de nerf.

Ian râle en continu et m’accuse de porter la poisse. En effet nous avions pris un but mémorable en se faisant saucer au clippage de la première dégaine à Neuville-Sur-Ain l’été dernier.

Greg, toujours de bonne humeur, surenchérie en précisant que lors de notre week end à Doizieux c’est pas la pluie qu’on a pris mais la grêle. Niveau grimpe, c'est je pense le plus expérimenté d'entre nous et ce n'est pas tant les dévers  7b que les sorties 6a détrempées qui lui font  peur.

 

 

P1040127

 

Moi, je me console en me disant que si on prend souvent la pluie avec moi c’est que la perspective d’enchaîner des voies sur de la vraie bonne roche me rempli d’optimisme et que quand ça marche, c’est que du bonheur ! Mais toutes les voies sont bien au dessus de mon niveau, pas grave je me rabattrais sur l'appareil photo, le paysage et le plaisir d'être au calme, loin de la ville.

 

Tout le monde a envie de se casser mais personne ne prend la décision. Alors on reste… et on pose les cordes ! Je résumerais la session ainsi : pluie continue sur les assureurs, sorties de dévers recotées 8a, voie

 

d’échauffement dans le 6c (mon niveau max !), gros pendules pour recoller à la paroi en moule (j’en aurais bouffé !), descente de la marche d’approche en courant pour aller chercher un briquet dans voiture et grosse motiv’ teinté d’une bonne dose de fou rire à l’idée qu’on est les seuls clampins de la région à squatter une falaise détrempée.

 


 

 

 

P1040135

Je test pour la première fois une 7a falaise (Vive moi).  Moulinette tranquillou, j'y vais sans  rien attendre de particulier, l'esprit ouvert. Je fais une petite envolée dans le premier passage difficile et alors que je me retrouve à chercher des prises dans une position inconfortable, mon assureur me prend un peu plus sec pour m'aider. L'intention y était mais dans un dévers, prendre plus s ec revient à tirer en arrière. Je perd ma concentration puis mon équilibre. S'en suit un pendule autour de sa corde, 5 minutes plus tard à s'énerver pour défaire les torsades, je recolle à la paroi et  malheureusement l'esprit n'y est plus. Dommage mais y en aura d'autres c'est sûr! Et puis paradoxalement ça donne envie d'oublier les cotation et de grimper pour prendre son pied, pas forcemment pour se dépasser à chaque session :)


Après un petit duo saucisson-vin rouge chez Greg, le béton reprend ses droits. Je me retrouve assis devant les rails à regarder quelques badauds monter dans la rame de l’autre côté du quai. Une jolie pensée me vient: aujourd’hui le ciel était magnifique, en réalité la grisaille était restée là, coincée entre deux arrêts de métro (c'est vrai quoi c'est joli. J'suis grave un poète en fait :)

 

 

 

 

P1040139

On remet ça quand vous voulez les gadjos !

 

Rémy

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