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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 15:34

Mon but quand j'ai créé ce blog n'était pas de relayer des informations comme celle là. Mais les circonstances sont un peu particulières. En effet, il est extrêmement rare qu'un accident arrive à cause d'un défaut de fabrication du matériel. Qui plus est, la victime de l'accident (entre vie et mort aux dernière nouvelles) est proche d'amis à moi. Je constate tristement que plus on fait de la montagne, plus on connaît de gens dans ce milieu et plus on a d'amis absents. C'est une réalité à laquelle tout grimpeur, alpiniste, freerider, ou BASE jumper est confronté. Je me console en pensant que c'est une conséquence indésirable, certes, de ce qui fait la richesse de ces pratiques, le fait qu'elles rendent une vrai valeur à la vie, par sa beauté, sa richesse, ses émotions et ses incertitudes, loin des cocons ultra-sécurisés dans lesquelles certains politiques veulent nous enfermer à grands coups d'amendes et de chemins balisés.

 

Je souhaite beaucoup de courage et de force à Mathieu et à ses proches, ainsi qu'à Antoine qui l'accompagnait ce jour là, et à Sophie, leur compagnon de cordée qui m'a demander de relayer ce message.

 

Le matériel concerné sont les longes via ferrata Scorpio L60 et L60K fabriquées avant le 4 mars 2005 (numéro de série 02150 à 05062)

 

VOICI L'AVIS DE RAPPEL POUR INSPECTION COMMUNIQUÉ PAR  PETZL.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 13:02

 

Claret 0902

 

Plus d’un mois sans nouvelle contribution à ce blog. Pas bien. Vous me croyez si je vous dis que c’est à cause de mon perfectionnisme ? Ben oui, je rechigne à poster un article tant qu’il n’est pas peaufiné dans le détail. Résultat : j’étale la rédaction sur plusieurs jours et je ne finis parfois jamais. Alors, pour l’occasion je change de technique : je me remets dans la peau du moi adolescent sur les bancs d’école ; deux heures pour rédiger, corriger et mettre en page, pas une de plus ! Top chrono…

Mercredi dernier, mon ami le Gran’Greg et moi-même cherchons une bonne destination pour le ouikend. Quelque chose qui allierait pleine nature et bonnes rencontres, grimpe et chill-out, camping et bistrot. Pour ma part je donnerais bien dans la highline, et suis très attiré par un trip dans le Verdon pour rejoindre les Bad Slackliners et bien d’autres, qui se sentent près à envoyer 85m de highline (les bougres de mutants !) Et puis il y a les amis autrichiens que j’ai rencontrés à notre convention de jonglage Au Bout des Doigts, tellement sympas et ultra motivés. Les amis, désolé de ne pas être venu mais la météo verdonesque était bien trop incertaine. Pas mieux pour Céüse et Buoux. Le salut viendra une fois de plus de Mister MacDo (le forgeron de génie hein, pas le fastfood moisi) qui nous informe que le non moins motivé Fred Pascal va poser son soundsystem au pied de la falaise de Claret samedi soir!

Driiiiiiiing « Allo, Greg ? J’ai un plan pour ce week end. Regarde dans tes anciens GrimperMag’ l’article sur Claret, c’est là qu’on va !

-Gnnnhien ?

- Pardon. Réveille-toi tranquillou, regarde l’article de GrimperMag sur Claret et rappelle-moi. »

 

Dix minutes plus tard : « Popopop ! Allez on va à Claret, tchiki-bim tchiki-boum ! »

P4300041Et voilà que vendredi, nous partons avec en plus la bonne compagnie et l’énergie de Daniel, grimpeur-slackeur rencontré par le biais d’Ekilibre. Je peux vous dire que cette falaise réserve quelques surprises ! La première, l’échec généralisé de notre groupe dans « Je participe assez », la 5+ tellement dure qu’elle commence par un pas de bloc en 6a et enchaîne avec une 6c conti. Il doit être 10h et si nos muscles sont réchauffés, notre motivation, elle, a pris un coup de froid. Le cagnard commence à s’installer, nous allons au secteur « Escalator », à l’ombre toute la matinée et aux cotations réalistes. Ici, on commence à croiter tout doucement, « Escalator » 5+, « L’écaille Est » 6a, « Crapaudrome » 6a+, et « Le Péril Jaune » 6b+. Après ça, Greg part se mettre taquet dans « King of Bongo » 7a majeure du site mais ne dépassera pas la 3ème dégaine. Loin de remettre en cause le niveau de grimpe de mon ami, Claret nous explique ici qu’une nouvelle falaise majeure ne se parcours pas en un jour, il faut prendre le temps de la connaître, de l’apprivoiser. Bref, c’est le premier jour et nous n’avons pas encore bien appréhendé le Claret staïle : entre 3 et 5m entre les points, des départs bien bloc, et des plats en pagaille.

Claret 0893

Allez, pour se détendre nous remontons d’une ou deux bornes la D107 pour rejoindre Christian et sa fille, Thomas, Vincent et la charmante compagnie de Vivianne et Sandy. Euh, j’ai parlé de détente ? Autant pour moi, je voulais dire highline, le truc avec le souffle cours et les mains moites. Alors la détente c’est surtout pour ceux qui ne slackent pas. D’ailleurs, pendant que je noue la longe en me concentrant pour maîtriser ma respiration et les battements de mon cœur,  Greg en profite pour découper le cou de canard au foie gras offert par Hélène (que son nom soit loué !) Et là, tchiki bim ! J’envoie l’aller de la Bartas Line à vue. Le retour est plus coriace, la faute à une légère montée, ou le fait qu’on soit côté poulie ? La sangle tremble et je me laisse surprendre. C’est au deuxième essai et après un combat de quelques pas que je stabilise le système sangle/moi. Content le Rémy ! Je constate une réelle progression, je consomme beaucoup moins de watts à douter et je peux enchaîner bien plus de traversées qu’avant, je m’autorise même un knee drop et une posture allongée au milieu de la slack. Thomas a aussi bien pris du niveau depuis la dernière session à Castrie, en plus de son départ assis unique en son genre il tente des korean butt bounce. Quant à Daniel, il apprend à ses dépends qu’il y a une réelle différence entre notre petite highline de la passerelle et celle-ci, rocheuse et nettement plus engagée. Il n’osera pas se lever mais c’est un premier contact dont il se souviendra, rien de tel pour booster l’entraînement au sol !

 

Claret 0895

De retour à la falaise, et après avoir enchaîné « Coït ou Double » 6a diédrique et sympathique, nous allons profiter du reggae-ragga-dub-electro-swing avec, entre autre, monsieur Fred Pascal aux platines. Des spots éclairent la paroi et, avec un demi d’ambrée locale à la main, adossé contre un rocher, on admire la jolie Caroline Ciavaldini, son compagnon James Pearson et d’autres mutants envoyer « Le Bon Bout d’un Blanc » 7c avec de jolis vols à la clé !

 

Vous l’aurez deviné, le lendemain on n’est pas frais du tout. La nuit en hamac a été hachée et plus froide que prévue, les hirondelles n’aiment pas les grasses mat’ et nous le font savoir, le lever sera tout de même tardif et notre petit groupe est globalement  bien déshydraté. A notre rythme, enfin, lentement quoi, nous nous préparons à l’objectif de la journée, la 6c majeure de « Clair Obscur ». La plupart des grimpeurs présents l’ont déjà envoyée et ne tarissent pas d’éloges à son sujet. Mais nous, on a peur, parce que après l’avoir regardé de plus près on se rend compte qu’elle est un peu exposée jusqu’au troisième point et qu’elle reste bien engagée jusqu’à la fin. Sept dégaines pour 35 m de voie on n’a pas trop l’habitude… Alors nous profitons des bombés du « Théorème de Sisyphe » 6b pour s’envoyer joyeusement en l’air et se rappeler que la corde ne sert pas qu’à prendre sec.

 

Greg se lance pour poser les paires, guidé par Yann, qui connait les méthodes jusqu’au bout des orteils. Ca se voit qu’il flippe le Gran’Greg mais il n’a pas oublié ses bollocks en bas et le prouve enfaisant de la concurrence aux hirondelles à la sortie de la traversée après le repos intégral, le passage le plus gazeux de la voie. Puis, Daniel se lance. Une prise de pied lui faisant défaut juste au dessus du 4ème point et il passe à deux doigts de la perf’. Moi aussi c’est une prise de pieds qui me fera défaut, mais juste en dessous du 4ème point… Après avoir clippé la troisième dégaine, mes avant bras commencent à sérieusement chauffer, mais contrairement à mon habitude, je me lance sans réfléchir dans l’enchaînement de plat et de réglettes. Il y a tellement de prise poffées que la marche à suivre est simple : se servir de toutes les prises qu’on touche. J’arrive en dessous de la dégaine, une crougne main gauche, une oblique à droite et un pied gauche trop haut. Je cherche au mauvais endroit pendant quelques secondes, je sens l’explosion arriver. Un regard en dessous de moi, la corde est bien là. Je n’attends pas que mes mains s’ouvrent d’elles même, je lâche tout. Les prises et la peur de voler se retrouvent en éclair une dizaine de mètre plus haut.

 

P5010099

 

Je crois que je n’avais jamais crié aussi spontanément. Mes premiers vols en salle ont donné lieu à des vocalises à demi bloquées dans la gorge mais là, tout est sorti ! Comment expliquer que cet état d’esprit que j’ai atteint entre le moment ou j’ai fait mon huit et celui ou j’étais suspendu à la corde est pour moi beaucoup plus important que la réussite de la voie ? C’était mon rêve quand j’ai commencé l’escalade, réussir à me mettre taquet sans arrière pensées jusqu’au relais ou jusqu’à la chute. Voilà c’est fait, maintenant je veux recommencer autant que possible !

 

Claret 0900

 

Comme de coutume je finirais cet article par des remerciements pour ce week end d’anthologie. Merci à Hélène, Greg et Daniel ; à Christian, Thomas, Vincent, Vivianne et Sandy ; à Fred et tous les gens qui ont aidé à organiser la tawa de Claret ; à Yann pour nous avoir flashé « Clair Obscur ».

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 16:34

Enfin mes grands talents de bloggeur, que dis-je de journaliste voir même d'écrivain sont reconnus! Une publication! Hum, je reprends mes esprits. Certes, mes écrits et ces quelques photos-souvenirs imprimées sur papier glacé ne font pas de moi un journaliste photographe mais ça n'en reste pas moins un grand plaisir de que de voir ce petit bout de travail imprimé et distribué sur un support concret. Un grand merci au Club Alpin Français de Lyon, à l'équipe de la Revue Alpine et à tous les encadrants et compagnons de cordée du stage de grande voie que je relate dans cette modeste page. Les évènements datent de juillet dernier mais aller, un petit souvenir des rochers d'été alors que la saison de la glisse arrive ne peux pas faire de mal. Cliquez sur l'image pour l'avoir en taille originale et bonne lecture :)

Article ailefroide

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 22:17

 

 

Bienvenue sur le blog du Rem's qui parlera d'escalade mais pas que...


Petit compte rendu  sans prise de tête d'une après midi pluvieuse.

 

Quatre grimpeurs, un chien, une voiture, assez de motivation pour braver la grisaille, tous les ingrédients réunis pour une après-midi pépère au bord du caillou.

 

Parti de Lyon, tous les regards sont rivés sur le pare-brise. On prie pour ne pas avoir à mettre le moindre coup d’essuie glace avant d’arriver. En fait c’est à peine posé au pied de notre secteur (Du côté de chez Fred) et coupées les premières tranches de sauc’ que l a pluie commence à tomber, et ne s'arrêtera pas avant une heure ou deux... tant pis pour l'échauffement dans le 5 et les voies plaisir dans  le 6 :(

 

Cela dit c'est un excellent test pour notre groupe fraichement formé. Petit topo du moral des troupes:

 

Crept-sous-la-pluie 0247

Gilles est/était chaud d’envoyer de la perf’, un 7b de la grotte lui fait de l’œil et là c’est pas un coup au moral qu’il se prend mais une petite montée de nerf.

Ian râle en continu et m’accuse de porter la poisse. En effet nous avions pris un but mémorable en se faisant saucer au clippage de la première dégaine à Neuville-Sur-Ain l’été dernier.

Greg, toujours de bonne humeur, surenchérie en précisant que lors de notre week end à Doizieux c’est pas la pluie qu’on a pris mais la grêle. Niveau grimpe, c'est je pense le plus expérimenté d'entre nous et ce n'est pas tant les dévers  7b que les sorties 6a détrempées qui lui font  peur.

 

 

P1040127

 

Moi, je me console en me disant que si on prend souvent la pluie avec moi c’est que la perspective d’enchaîner des voies sur de la vraie bonne roche me rempli d’optimisme et que quand ça marche, c’est que du bonheur ! Mais toutes les voies sont bien au dessus de mon niveau, pas grave je me rabattrais sur l'appareil photo, le paysage et le plaisir d'être au calme, loin de la ville.

 

Tout le monde a envie de se casser mais personne ne prend la décision. Alors on reste… et on pose les cordes ! Je résumerais la session ainsi : pluie continue sur les assureurs, sorties de dévers recotées 8a, voie

 

d’échauffement dans le 6c (mon niveau max !), gros pendules pour recoller à la paroi en moule (j’en aurais bouffé !), descente de la marche d’approche en courant pour aller chercher un briquet dans voiture et grosse motiv’ teinté d’une bonne dose de fou rire à l’idée qu’on est les seuls clampins de la région à squatter une falaise détrempée.

 


 

 

 

P1040135

Je test pour la première fois une 7a falaise (Vive moi).  Moulinette tranquillou, j'y vais sans  rien attendre de particulier, l'esprit ouvert. Je fais une petite envolée dans le premier passage difficile et alors que je me retrouve à chercher des prises dans une position inconfortable, mon assureur me prend un peu plus sec pour m'aider. L'intention y était mais dans un dévers, prendre plus s ec revient à tirer en arrière. Je perd ma concentration puis mon équilibre. S'en suit un pendule autour de sa corde, 5 minutes plus tard à s'énerver pour défaire les torsades, je recolle à la paroi et  malheureusement l'esprit n'y est plus. Dommage mais y en aura d'autres c'est sûr! Et puis paradoxalement ça donne envie d'oublier les cotation et de grimper pour prendre son pied, pas forcemment pour se dépasser à chaque session :)


Après un petit duo saucisson-vin rouge chez Greg, le béton reprend ses droits. Je me retrouve assis devant les rails à regarder quelques badauds monter dans la rame de l’autre côté du quai. Une jolie pensée me vient: aujourd’hui le ciel était magnifique, en réalité la grisaille était restée là, coincée entre deux arrêts de métro (c'est vrai quoi c'est joli. J'suis grave un poète en fait :)

 

 

 

 

P1040139

On remet ça quand vous voulez les gadjos !

 

Rémy

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