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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 01:17

« J’ai testé l’exercice de la marmotte neurasthénique (voir part one), mais je suis un stressé de la vie. Mes doigts pianotent et mes jambes s’agitent tellement qu’il ne manque que des pattes d’eph’  à paillette pour qu’on me prenne pour un sosie d’Elvis échappé de l’asile »

Bon bon bon, voyons ce que j’ai pour vous.

Prenez une feuille de papier carrée. Vous risquez de ne trouver que des feuilles rectangles partout. Profitez en pour vous rappeler vos cours de géométrie élémentaire et transformez la en carré. Enfin, munissez vous d’une plateforme de pliage (table, BD, agenda feront l’affaire selon la taille de votre feuille)

Par quelques habiles stratagèmes dont la pratique porte le nom d’orgami, vous allez transformer la page blanche1 en une grue. Pourquoi une grue ? Parce c’est joli, c’est simple mais pas trop, parce que Mickael Scoffield  did prison break, parce que selon la légende, quand vous en aurez plié 1000 votre vœux de santé, de longévité, d’amour ou de bonheur sera exaucé²… tout le monde peux trouver sa raison (ou sa déraison si on décide d’en plier 1000...)

Avant toute chose, il s’agit de plier la première (et la deuxième, et …) j’aurais bien fait la vidéo moi-même, mais franchement bon, celle là est déjà très bien faîte:

 

 

 


 

 

Avantages : encore une fois, praticable partout avec très peu de chose (mais déjà plus que pour le pranayama ) Mais cette fois, il y a un cadeau à chaque fois, à vous de voir à qui vous l’offrirez. J’ai coutume d’en laisser une à tous les gens qui me prennent en stop. En plus ça occupe les mains. En soirée, vous sentez que vous enchaînez mécaniquement godets et clopes ? Pliez une petite grue, en continuant la conversation (et servez vous un verre d’eau. Enfin moi je dis ça, je dis rien…)

Désavantages : Plier tout le temps des grues devient trop habituel, et finis par cogiter grave en pliant.

Trucs et astuces : faîtes comme les asiatiques, cherchez la perfection. Un pli qui ne veux jamais être nette, la feuille qui se gondole vers les derniers rabats, une pointe pas abimée…  Autant de détails sur lesquels on peut activer ce qu’on a de neurones disponible. Ceux-ci qui finiront par entraîner les broyeurs de noir avec eux et le petit carré de papier aura votre attention la plus complète. Vous êtes dans le métro ? Branchez vos écouteurs sur la petite boite à rêves appelée abusivement èhmpétroâ et faîtes vous vibrez3. Utilisez des flyers comme matière première, ça donne souvent des jolies choses.

Vous commencez à atteindre la zénitude ? Pliez vos origamis en pratiquant la respiration allongée. Prenez votre temps...

 

1)    A noté que vous pouvez aussi calmer l’angoisse de la page blanche. Cela marche même bien mieux que de compresser votre brouillon ridicule en un projectile qui sans doute échouera pathétiquement à côté de la corbeille)

2)    Pensez bien au fait que vu le temps que ça prend d’en plier 1000, votre vœux a le temps de changer plusieurs fois en cours de route.

3)    Vous ne savez pas quoi écoutez sur les 120giga de zik de votre disque dur que vous avez pourtant amoureusement trié par artistes, genre, dates : rajoutez y le plus vite possible cet album : BONOBO, BLACK SANDS

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 10:23

 

C’est fort de cette affirmation que je vais vous proposer aujourd’hui et dans les semaines suivantes quelques méthodes pour vous occuper lorsque des pensées inutiles et/ou fatigantes ne cessent de tourner en boucle dans votre petite caboche. Ces méthodes, cumulées les unes aux autres, occupent beaucoup la tête, parfois les mains et, si vous avez la bougeotte, les pieds aussi (oui, je m’efforce de garder la ligne conductrice de ce blog). Mais dans l’ensemble, elles ont l’avantage de pouvoir être pratiquées à  n'importe quel moment et sans trop de matériel (pas besoin de sangle, arbre, falaise, monocycle, balles, pas besoin d’espace dégagé, et très peu de produits manufacturés dégageant CO2 et des profits pour actionnaires crapuleux…)

                               1)            Exercices de respiration (ou pranayama)

Avantages : praticables absolument partout et besoin de rien, mais alors rien! À tel point qu’il est même déconseillé de le faire après avoir mangé. Plus sérieusement, le ventre plein, vous risquez de galérer et de noyer les dents du fond. D’autres parts, il est conseillé d’être calmement assis sur une chaise, un banc, un tapis de sol, ou encore allongé confortablement sur son lit.

Désavantage : pendant les quelques minutes (ou plus si affinités) que vous allez passer à respirer, vous ressemblerez à une marmotte en état catatonique d’hibernation1 ce qui peut susciter l’inquiétude de vos proches et/ou de vos collègues de travail.

Solution possible au désavantage : assumez complètement votre style ! Pratiquez votre pranayama sur un tapis de sol marqué du signe Ohm en couleurs vives, en lotus ou tailleur selon vos possibilités. Ajoutez la touche ultime du style yogi dans l’imaginaire occidental : les sceaux (mudra), autrement dit la position des mains posées sur les genoux. Le plus connu est les bouts du pouce et de l’index en contact et les trois autres doigts dépliés. Il y en a d’autres ayant chacun leur influence sur la respiration (que je n‘ai pas encore expérimenté) et grâce auxquels vous pourrez développer votre style mystique de yogi underground…

a)    Liez respiration et visualisation

Dans un premier temps, assoyez-vous confortablement et prenez conscience de votre respiration. La présence de l‘observateur ayant forcément une influence sur le sujet d‘observation, cela risque de la modifier un peu, puis avec la pratique, vous vous rapprocherez de plus en plus de votre respiration naturelle.

Important ! Dans la pratique du yoga, la respiration se fait toujours par le nez.

A l’inspiration, sentez vos côtes s’élever et tendez vers plus de verticalité (tenez vous droit !). Imaginez le flux d’air entrer par vos narines et remplir votre corps jusqu’au bout des doigts et des orteils. Dans le même temps, vous insistez sur l’appui de vos pieds sur le sol, comme si vous vouliez vous y enraciner².

A l’expiration, sentez le sommet de votre crâne s’élever vers le ciel, et sur la fin, rentrez le bas du ventre. Ainsi vous gagnerez en verticalité et vous viderez plus d’air.

b)    Allongez la respiration

Cela peut se faire sur le pranayama que je viens de décrire ou indépendamment, pour moins de prise de tête. Bref, essayez d’allonger votre inspiration et votre expiration tout en les gardant égales : Il vaut mieux faire 10 secondes d’expire et 10 secondes d’inspire que 30 secondes d’expiration et 2 secondes d’inspiration après être passé au bord de l’asphyxie. La progression se fait lentement. Quelques cycles de respirations à un rythme sera nécessaire pour passer au suivant. Sinon, c'est l'asphyxie et la respiration se raccourcie.

Trucs et astuces : utilisez la respiration ujjayi, ou respiration glottique. Explication : quand vous respirez par le nez, le son vient des narines. Avec la respiration glottique ce son va venir de plus bas, dans la gorge. En la resserrant au niveau de la glotte, vous allez pouvoir mieux réguler le flux d’air et offrir ainsi à votre entourage direct le doux son du dragon yogi qui dort sur son trésor.

Record personnel : 24 secondes

c)    Explorez tout ça

Laissez libre cours à votre inspiration (créative, votre inspiration. Créative). Vous découvrirez rapidement qu’il y a trois niveaux de respiration : le bas ventre, l’abdomen et la poitrine. Avec de la pratique, on peut respirer en « déroulant » ces trois parties, du bas vers le haut. (l'inverse me parait peu naturel). La visualisation du flux d’air peut prendre beaucoup de formes différentes. J'ai testé, la jauge de "air point" en mode jeux vidéos, de l'air liquide qui viendrait clapoter contre mes parois intérieur, les nuées de papillons...

Autre version: allongé, départ bras le long du corps, détendus. A l’inspire montez les bras qui passeront perpendiculairement à votre corps pour finir leur mouvement alignés au corps encadrant votre tête, à l’expire, ramenez les le long du corps3.

Essayez dans pleins de positions différentes. Euh… pour en pas faire n’importe quoi je vous renvoie au cours de yoga le plus proche de chez vous, ou à un bouquin du style « Le yoga pour les nuls » (mais bon, rien ne vaut un bon prof)

d)    Ne vous faîtes pas mal

Si si, c’est possible de se faire mal en respirant. Si vous êtes assis en tailleur et que vous manquez de souplesse du bassin (comme beaucoup d’occidentaux) par exemple, allez-y mollo, et préférez la position assise sur une chaise à la bonne hauteur.

                               E) conclusion

Ces exercices pratiqués régulièrement améliorent la qualité de la respiration. Je le sens très bien dans mes activités physiques. J’ai changé de rythme quand je fais de l’endurance, je respire mieux sur le mur d’escalade et la slackline et j’ai une meilleur conscience des moments où je me tiens mal et où ma respiration est irrégulière ou insuffisante.

 

Dans la part two de « Moins on réfléchis, mieux on pense », nous verrons comment nous occuper les mains et la tête avec du papier et sans stylo ou, pourquoi et comment les asiatiques font des milliers de fois la même chose jusqu‘à atteindre la perfection (ou presque) sans se lasser entre temps.

 

1) notez que j’élève ici le pléonasme au rang de figure de style, ce que n’approuverais pas les profs de français mais que le support internet, dans son ultralibéralisme orthographique, grammatical et littéraire me permet. (spécial dédicace à Daniel Pennac ;)

2) Métaphoriquement… mais ça mériterait bien d‘être testé sur de la terre bien meuble, pour renforcer l‘image)

3) J’essaie d’être le plus précis possible dans la description car je n’ai pas de photo à mettre ici.

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